jeudi 16 octobre 2025

Qui suis-je ? Version questions-réponses - questions 16 à 20


 16. Quelle est la nature du Soi ?

yathārtham-āy uḷḷadu ātma-sorūpam oṉḏṟē. jaga-jīva-īśvarargaḷ, śippiyil veḷḷi pōl adil kaṟpaṉaigaḷ. ivai mūṉḏṟum ēka-kālattil tōṉḏṟi ēka-kālattil maṟaigiṉḏṟaṉa. sorūpam-ē jagam; sorūpam-ē nāṉ; sorūpam-ē īśvaraṉ; ellām śiva sorūpam ām.

Ce qui existe réellement est seulement ātma-svarūpa [la ‘propre forme’ ou la vraie nature de soi-même]. Le monde, l’âme et Dieu sont des kalpanaigaḷ [fabrications, imaginations, créations mentales, illusions ou superpositions illusoires] en elle, comme l’argent [illusoire] dans une coquille. Ces trois apparaissent simultanément et disparaissent simultanément. Svarūpa [notre propre forme ou véritable nature] seule est le monde {sorūpam-ē jagam} ; svarūpa seule est ‘je’ [ego ou âme] {sorūpam-ē nāṉ} ; svarūpa seule est Dieu {sorūpam-ē īśvaraṉ} ; tout est śiva-svarūpa [la ‘forme propre’ ou véritable nature de śiva, le tout infini unique, qui est soi-même] {ellām śiva sorūpam ām}.

17. Tout n’est-il pas l’œuvre de Dieu ?

icchā-saṅkalpa-yatnam-iṉḏṟi y-eṙunda ādittaṉ saṉṉidhi-māttirattil kānta-k-kal aggiṉiyai-k kakkuvadum, tāmarai malarvadum, nīr vaṯṟuvadum, ulahōr tattaṅ kāriyaṅgaḷil piraviruttittu iyaṯṟi y-aḍaṅguvadum, kāntattiṉ muṉ ūsi cēṣṭippadum pōla saṅkalpa-rahitar-āy-irukkum īśaṉ saṉṉidhāṉa-viśēṣa-māttirattāl naḍakkum muttoṙil alladu pañcakiruttiyaṅgaṭ kuṭpaṭṭa jīvargaḷ tattam karmāṉusāram cēṣṭit taḍaṅgugiṉḏṟaṉar. aṉḏṟi, avar saṅkalpa-sahitar allar; oru karumam-um avarai y-oṭṭādu. adu lōka-karumaṅgaḷ sūriyaṉai y-oṭṭādadum, ēṉaiya catur-bhūtaṅgaḷiṉ guṇāguṇaṅgaḷ viyāpakam-āṉa ākāyattai y-oṭṭādadum pōlum. (paragraph 15)

Tout comme en la simple présence du soleil, qui s’est levé sans icchā [goût, souhait ou désir], saṁkalpa [désir, volonté ou intention] [ou] yatna [effort ou exertion], une pierre solaire [sūryakānta, une gemme qui est censée émettre du feu ou de la chaleur lorsqu’elle est exposée au soleil] émettant du feu, un lotus qui fleurit, l’eau qui s’évapore, et les gens du monde qui commencent [ou s’engagent dans] leurs kāryas [activités] respectives, font [ces kāryas] et cessent [ou s’apaisent], et [tout comme] devant un aimant une aiguille se déplace, les jīvas [êtres vivants], qui sont soumis {sujets} à [ou pris au piège de] muttoṙil [la triple fonction de Dieu, à savoir la création, le maintien et la dissolution du monde] ou pañcakṛtyas [les cinq fonctions de Dieu, à savoir la création, le maintien, la dissolution, dissimulation et grâce], qui se produisent par la seule [ou rien de plus que] la nature spéciale de la présence de Dieu, qui est saṁkalpa rahitar [celui qui est dépourvu de toute volonté ou intention], se déplacent [exercent ou s’engagent dans une activité] et s’apaisent [cessent d’être actifs, deviennent immobiles ou dorment] conformément à leurs karmas respectifs [c’est-à-dire conformément non seulement à leur karma ou destin prārabdha, qui les pousse à faire toutes les actions nécessaires pour qu’ils fassent l’expérience de toutes les choses agréables et désagréables qu’ils sont destinés à expérimenter, mais aussi à leurs karma-vāsanās, leurs inclinations à penser, à parler et à agir de manière particulière, qui les disposent à faire des efforts pour faire l’expérience de choses agréables et pour éviter de faire l’expérience de choses désagréables]. Néanmoins, il [Dieu] n’est pas saṁkalpa sahitar [celui qui est lié {connecté, rattaché, associé} à ou possède une quelconque volonté ou intention] ; même un seul karma n’adhère pas à lui [c’est-à-dire qu’il n’est lié {limité, contraint} ou affecté {concerné} en aucune façon par un karma ou une action quelconque]. C’est comme les actions du monde [les actions qui se produisent ici sur terre] qui n’adhèrent pas [ou n’affectent pas] le soleil, et [comme] les qualités et les défauts des quatre autres éléments [terre, eau, air et feu] qui n’adhèrent pas à l’espace omniprésent.

18. Parmi les dévots, qui est le plus grand ?

āṉma-cintaṉaiyai-t tavira vēṟu cintaṉai kiḷambuvadaṟku-c caṯṟum iḍam-koḍāmal ātma-niṣṭhāparaṉ-āy iruppadē taṉṉai īśaṉukku aḷippadām. (paragraph 13)

Être en ātma-niṣṭhāparaṉ [celui qui est fermement établi en soi-même {Être complètement absorbé dans ātma-niṣṭhā = situé en soi, reposant en soi}], ne laissant pas la moindre place à la montée {apparition, émergence} de toute autre cintana [pensée] excepté ātma-cintana [pensée de soi-même : contemplation de soi ou attention à soi], c’est s’abandonner {se donner} uniquement à Dieu.

19. Qu’est-ce que le non-attachement ?

niṉaivugaḷ tōṉḏṟa-t tōṉḏṟa appōdaikkappōdē avaigaḷai-y-ellām uṯpatti-sthāṉattilēyē vicāraṇaiyāl naśippikka vēṇḍum. (paragraph 11)

Au fur et à mesure que les pensées apparaissent, à ce moment-là {immédiatement, à ce moment précis, sur le champ, alors et là}, il est nécessaire de les annihiler toutes par vicāraṇā [investigation ou intense attention à soi] à l’endroit même d’où elles surgissent {dont elles sont issues, naissent, apparaissent}.

muttu-k-kuḷippōr tam-m-iḍaiyil kallai-k kaṭṭi-k-koṇḍu mūṙki-k kaḍal-aḍiyil kiḍaikkum muttai eppaḍi eḍukkiṟārgaḷō, appaḍiyē o-vv-oruvaṉum vairāggiyattuḍaṉ taṉṉuḷ ḷ-āṙndu mūṙki ātma-muttai y-aḍaiyalām. (paragraph 11)

De même que les plongeurs de perles, qui s’attachent des pierres à la taille et plongent, ramassent les perles qui se trouvent au fond de l’océan, de même chacun, en plongeant au plus profond de soi avec vairāgya [liberté du désir d’être conscient de quoi que ce soit d’autre que soi-même], peut obtenir ātma-muttu [la perle de soi, c’est-à-dire la perle qui est notre propre véritable nature].

20. N’est-il pas possible que Dieu et le guru procèdent à la libération d’une âme ?

Dieu et guru ne font que montrer le chemin pour atteindre la libération (mukti), mais ils ne peuvent pas, de leur propre chef, établir les jīvas dans libération.

Notes: from “The different texts of “Who am I? Mountain Path Mountain Path, Aradhana Issue, 1994”

Notes : à partir de “Les différents textes de ‘ Qui suis-je ? Mountain Path Mountain Path, Aradhana Issue, 1994”

kaḍavuḷ-um guru-v-um uṇmaiyil vēṟallar. puli-vāyil paṭṭadu evvāṟu tirumbādō, avvāṟē guruviṉ-aruḷ-pārvaiyil paṭṭavargaḷ avarāl rakṣikka-p-paḍuvarē y-aṉḏṟi y-oru-k-kāl-um kaiviḍa-p-paḍār; eṉiṉum, guru kāṭṭiya vaṙi-p-paḍi tavaṟādu naḍakka vēṇḍum.

En vérité, Dieu et le guru ne sont pas différents. Tout comme ce qui a été pris dans les mâchoires d’un tigre ne reviendra pas, ceux qui ont été pris dans le regard [ou vision {attention, vue}] de la grâce du guru ne seront jamais abandonnés {délaissé} mais seront sûrement sauvés par lui ; néanmoins, il est nécessaire de marcher {de se comporter, d’agir} infailliblement en accord avec le chemin {la voie} que le guru a montré. (paragraph 12)

taṉṉai-t taṉṉuḍaiya ñāṉa-k-kaṇṇāl-tāṉ-ē y-aṟiya vēṇḍum. rāmaṉ taṉṉai rāmaṉ-eṉḏṟaṟiya-k kaṇṇāḍi vēṇḍum-ā? (paragraph 16)

Il est nécessaire de se connaître soi-même uniquement par son propre œil de jñāna [pure conscience]. Est-ce qu’[une personne appelée] Raman a besoin d’un miroir pour se connaître en tant que Raman ?

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