jeudi 16 octobre 2025

Qui suis-je ? Version questions-réponses - questions 21 à 23

 


21. Est-il nécessaire, pour celui qui aspire à la libération, de chercher à connaître la nature des catégories (tattvas) ?

kuppaiyai-k kūṭṭi-t taḷḷa-vēṇḍiya oruvaṉ adai y-ārāyvadāl eppaḍi-p payaṉ-illai-y-ō appaḍi-y-ē taṉṉai y-aṟiya-vēṇḍiya oruvaṉ taṉṉai maṟaittu-koṇḍirukkum tattuvaṅgaḷ aṉaittaiyum sērttu-t taḷḷi-viḍāmal avai ittaṉai-y-eṉḏṟu kaṇakkiḍuvadāl-um, avaṯṟiṉ guṇaṅgaḷai ārāyvadāl-um payaṉ-illai. pirapañcattai oru soppaṉattai-p-pōl eṇṇi-k-koḷḷa vēṇḍum. (paragraph 17)

Tout comme celui qui a besoin de ramasser [ou de balayer] et de jeter des ordures [ne tirerait] aucun avantage en examinant [investiguant ou analysant], de même celui qui a besoin de se connaître [ne tirerait] aucun avantage à, au lieu de rejeter collectivement tous les tattvas {réalité, vérité ; essence, principe essentiel ; élément ou substance primaire ; on en compte 24 ou 25} qui se cachent en lui-même, calculer qu’ils sont si nombreux et examiner leurs qualités. Il est nécessaire de considérer le monde [que l’on croit être une expansion ou une manifestation de tels tattvas] comme un rêve.

22. Y a-t-il une différence entre l’état de veille et de rêve ?

jāgram dīrgham, soppaṉam kṣaṇikam eṉbadu tavira vēṟu bhēdam-illai. jāgrattil naḍakkum vivahāraṅgaḷ ellām e-vv-aḷavu uṇmai-y-āha-t tōṉḏṟugiṉḏṟaṉa-v-ō a-vv-aḷavu uṇmai-y-āha-v-ē soppaṉattil naḍakkum vivahāraṅgaḷ-um a-k-kālattil tōṉḏṟugiṉḏṟaṉa. soppaṉattil maṉam vēṟoru dēhattai y-eḍuttu-k-koḷḷugiṟadu. jāgram soppaṉam iraṇḍil-um niṉaivugaḷ-um nāma-rūpaṅgaḷ-um ēka-kālattil nihaṙgiṉḏṟaṉa. (paragraph 18)

Outre le fait de dire que l’état de veille est dīrgha [de longue durée] et que l’état de rêve est kṣaṇika [momentané ou ne durant qu’un court instant], il n’y a pas d’autre différence [entre eux]. Dans la mesure où tous les vyavahāras [activités, affaires, transactions ou événements] qui se produisent à l’état de veille semblent être réels, dans cette mesure même les vyavahāras qui se produisent dans l’état de rêve semblent à ce moment-là être réels. Dans le rêve, le mental prend un autre corps [pour être lui-même]. Dans l’état de rêve comme dans l’état de veille, les pensées et les noms et formes [les phénomènes qui constituent le monde apparemment extérieur] se produisent en une seule fois [ou simultanément].

23. Est-il utile de lire des livres pour ceux qui aspirent à la libération ?

ennūlilum mukti y-aḍaivadaṟku maṉattai y-aḍakka vēṇḍum-eṉḏṟu solla-p-paṭ ṭuḷḷapaḍiyāl, maṉōnigrahamē nūlgaḷiṉ muḍivāṉa karuttu eṉ ḏṟaṟindu-goṇḍa piṉbu nūlgaḷai y-aḷaviṉḏṟi-p paḍi-p-padāl payaṉ-illai. maṉattai y-aḍakkuvadaṟku-t taṉṉai yār eṉḏṟu vicārikka vēṇḍum-ē y-allāmal eppaḍi nūlgaḷil vicārippadu? taṉṉai-t taṉṉuḍaiya ñāṉa-k-kaṇṇāl-tāṉ-ē y-aṟiya vēṇḍum. ‘tāṉ’ pañca kōśaṅgaḷukkuḷ ḷ-iruppadu; nūlgaḷ-ō avaṯṟiṟku veḷiyil iruppavai. āhaiyāl, pañca kōśaṅgaḷai-y-um nīkki vicārikka vēṇḍiya taṉṉai nūlgaḷil vicārippadu vīṇē. kaṯṟavai y-aṉaittaiyum oru-kālattil maṟakka vēṇḍi-varum. (paragraph 16)

Puisque dans chaque texte [de l’advaita vēdānta] il est dit que pour atteindre mukti [libération] il est nécessaire de faire cesser {de détruire} le mental, après avoir appris que manōnigraha [retenue, subjugation ou destruction du mental] constitue à elle seule l’intention [le but ou l’objectif] ultime de [ces] textes, il n’y a aucun bénéfice [à gagner] en étudiant des textes sans limite. Pour faire cesser {pour détruire} le mental, il est nécessaire de faire une investigation de soi-même [pour voir] qui [on est réellement], [mais] au lieu de [faire cela], comment [peut-on se voir soi-même en] faisant une investigation {recherchant, investiguant} dans les textes ? Il est nécessaire de se connaître soi-même uniquement par son propre œil de jñāna [pure conscience]. ‘Soi-même’ se trouve à l’intérieur des pañca-kōśas [les ‘cinq enveloppes’ qui semblent recouvrir et obscurcir ce que l’on est réellement, à savoir le corps physique, la vie, le mental, l’intellect et la volonté] ; tandis que les textes sont en dehors d’eux. Par conséquent, faire l’investigation dans les textes [afin de se connaître] soi-même, pour lequel il est nécessaire de faire une investigation [en tournant son attention vers l’intérieur et ainsi] en mettant de côté [en excluant, en retirant, en abandonnant ou en se séparant de] tous les pañca-kōśas, est inutile. A un moment donné, il sera nécessaire d’oublier tout ce que l’on a appris.

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