Note : Pour les questions 1 à 7 j'ai pris la traduction de Michael de : The second and third paragraphs of Nāṉ Ār? ? (Monday, 22 March 2021)
(paragraph 1), (paragraph 2) etc renvoi au paragraphe du blog de Michael James
sakala jīvargaḷum duḥkham eṉbadu iṉḏṟi eppōdum sukham-āy irukka
virumbuvadālum, yāvarukkum taṉ-ṉ-iḍattil-ē-y-ē parama piriyam iruppadālum,
piriyattiṟku sukham-ē kāraṇam ādalālum, maṉam aṯṟa niddiraiyil diṉam
aṉubhavikkum taṉ subhāvam āṉa a-c-sukhattai y-aḍaiya-t taṉṉai-t tāṉ aṟidal
vēṇḍum. adaṟku nāṉ ār eṉṉum ñāṉa-vicāram-ē mukkhiya sādhaṉam. (paragraph 1)
Puisque tous les êtres
sensibles {conscients, vivants} désirent [ou
souhaitent] à être toujours heureux{sukham = facile,
agréable ; joyeux} sans ce qu’on appelle la souffrance{duḥkham = pénible,
désagréable, douloureux ; difficile}, puisque pour tout le monde le plus grand amour {parama piriyam} est seulement pour soi-même, et que
le bonheur est uniquement {sukham-ē} la seule cause {origine “kāraṇam”} de l’amour, [afin] d’obtenir ce bonheur, qui
est notre propre svabhāva [notre propre être, existence ou nature], que
l’on expérimente quotidiennement dans le sommeil [sans rêve], qui est dépourvu
du mental, se connaître soi-même est nécessaire. Pour cela, jñāna-vicāra {ñāṉa-vicāram-ē} [conscience-investigation] appelé
‘qui suis-je’ est le seul {l’unique} principal {le
plus important, le plus fondamental} moyen {sādhana = exécution, réalisation,
accomplissement ; acquisition, obtention ; résultat, instrument}.
nāṉ ār? sapta dhātukkaḷāl āhiya
sthūla dēham nāṉ aṉḏṟu. śabda, spariśa, rūpa, rasa, gandham eṉṉum pañca
viṣayaṅgaḷaiyum taṉi-t-taṉi-y-ē aṟigiṉḏṟa śurōttiram, tuvakku, cakṣus, jihvai,
ghirāṇam eṉgiṟa ñāṉēndiriyaṅgaḷ aindum nāṉ aṉḏṟu. vacaṉam, gamaṉam, dāṉam, mala
visarjaṉam, āṉandittal eṉṉum aindu toṙilgaḷaiyum seygiṉḏṟa vākku, pādam, pāṇi,
pāyu, upastham eṉṉum kaṉmēndiriyaṅgaḷ aindum nāṉ aṉḏṟu. śuvāsādi
ain-toṙilgaḷaiyum seygiṉḏṟa pirāṇādi pañca vāyukkaḷum nāṉ aṉḏṟu. niṉaikkiṉḏṟa
maṉamum nāṉ aṉḏṟu. sarva viṣayaṅgaḷum sarva toṙilgaḷum aṯṟu,
viṣaya-vāsaṉaigaḷ-uḍaṉ māttiram porundi-y-irukkum aññāṉamum nāṉ aṉḏṟu. (paragraph 2)
Qui suis-je ? {nāṉ ār ?} Le sthūla
dēha [le corps ‘grossier’ ou physique],
qui est [formé] par les sapta dhātus [sept
constituants, à savoir le chyle, le sang, la chair, la graisse, les os, la
moelle et le sperme], n’est pas ‘je’. Les cinq jñānēndriyas [organes des sens], à savoir les oreilles, la peau, les yeux, la langue et le
nez, qui connaissent individuellement [et respectivement] les cinq viṣayas [‘domaines’ ou types de
phénomènes sensoriels], à savoir le son, le toucher [texture
et autres qualités perçues par le toucher], la forme [apparence,
couleur et autres qualités perçues par la vue], le
goût et l’odorat, ne sont pas non plus ‘je’. Les
cinq karmēndriyas [organes d’action],
qui sont la bouche, les pieds [ou jambes], les
mains [ou bras], l’anus et les organes
génitaux, qui accomplissent [respectivement]
les cinq actions, à savoir parler, aller [se déplacer ou marcher], donner, évacuer les matières fécales et jouir [du
plaisir sexuel], ne sont pas non plus ‘je’. Les pañca vāyus [les cinq ‘vents’, ‘airs
vitaux’ ou processus métaboliques], qui commencent
par le prāṇa [souffle], et qui
accomplissent les cinq fonctions [métaboliques],
à commencer par la respiration, ne sont pas non plus ‘je’. Le mental, qui pense, n’est pas non plus ‘je’. Tous les viṣayas [phénomènes] et toutes les actions cessantes [comme dans le
sommeil ou tout autre état de manōlaya], l’ignorance
[à savoir l’absence de conscience de tout phénomène] qui se combine uniquement avec les viṣaya-vāsanās [inclinations
à faire l’expérience des phénomènes] n’est pas non
plus ‘je’.
2. Si tout cela n'est pas moi, alors qui
suis-je ?
mēl solliya yāvum nāṉ
alla, nāṉ alla v-eṉḏṟu nēti-seydu taṉittu niṟkum aṟivē nāṉ. (paragraph 2)
En
éliminant tout ce qui est mentionné ci-dessus comme n’étant pas ‘je’, pas ‘je’, la conscience
seule {aṟivē} qui se tient isolée [ou
séparée] est 'je' {nāṉ}.
3. Quelle est la nature d'une [telle] conscience ?
La nature {sorūpam} d’une
[telle] conscience {aṟiviṉ} est sat-cit-ānanda [être-conscience-béatitude].
Note : J’ai
pris pour pour les questions 4 et 5 les réponses données par Michael dans l’article
: The second and third paragraphs of Nāṉ Ār? (Monday, 22 March 2021)
4. Quand obtiendra-t-on svarūpa-darśana [voir ou la
vision de sa véritable nature] ?
diruśiyam-āhiya jagam
nīṅgiya-v-iḍattu-t dirukkāhiya sorūpa-dariśaṉam uṇḍāhum. (paragraph 3)
Lorsque le
monde, qui est dṛśya [ce qui est vu ou perçu], disparaît, darśana
[vision ou vue] de svarūpa [notre propre nature réelle], qui est [la
nature réelle de] dṛk [celui qui voit ou perçoit], surgit [ou prend
naissance].
5. Svarūpa-darśana n'apparaît-il pas même lorsque le
monde existe (apparaît) ?
Il ne se manifestera pas {Il n’apparaîtra pas}. (paragraph 3)
kaṟpita sarppa-ñāṉam
pōṉāl oṙiya adhiṣṭhāṉa rajju-ñāṉam uṇḍāhādadu pōla, kaṟpitam-āṉa jaga-diruṣṭi
nīṅgiṉāl oṙiya adhiṣṭhāṉa sorūpa-darśaṉam uṇḍāhādu. (paragraph 3)
Tout comme, à moins que la
conscience {perception, connaissance} du
serpent imaginaire ne s’en aille, la conscience {perception,
connaissance} de la corde, [qui est] l’adhiṣṭhāna [base,
fondement ou fondation], ne s’élèvera pas {n’apparaitra
pas}, à moins que la perception du monde, qui est kalpita [une
fabrication, une imagination ou une création mentale], disparaisse, darśana [vue
ou vision] de svarūpa [notre propre forme ou nature réelle], [qui est] l’adhiṣṭhāna,
ne s’élèvera pas {n’apparaitra pas, ne surgira pas}.
7. Quand le monde, qui est dṛśya [ce qui est vu ou
perçu], partira-t-il ? {disparaîtra-t-il ?}
sarva aṟiviṟkum sarva
toṙiṟkum kāraṇam-āhiya maṉam aḍaṅgiṉāl jaga-diruṣṭi nīṅgum. (paragraph 3)
Si le mental, qui est la
cause {origine
= kāraṇa} de
toute conscience {perception,
connaissance = sarva aṟivu} [des choses autres que soi-même] et de toute activité, cesse
[ou s’apaise], jagad-dṛṣṭi [la perception du monde] partira {disparaitra} [ou sera dissipée].
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