25. Qu’est-ce que la vision-connaissance (jnana dṛṣṭi) ?
ivvāṟu
summā v-iruppadaṟku-t-tāṉ ‘ñāṉa-diruṣṭi’ eṉḏṟu peyar. summā v-iruppadāvadu
maṉattai āṉma-sorūpattil layikka-c ceyvadē. aṉḏṟi, piṟar karuttu aṟidal,
mu-k-kālam uṇardal, dūra dēśattil naḍappaṉa v-aṟidal āhiya ivai ñāṉa-diruṣṭi
y-āha-māṭṭā. (paragraph
6)
Le nom ‘jñāna-dṛṣṭi’ [‘connaissance-vision’, voir à travers l’œil
de la connaissance réelle ou de la conscience pure] est uniquement pour [ou se
réfère uniquement à] être simplement de cette façon. Ce qui est être
simplement (summā-v-iruppadu) {just
being},
c’est seulement faire en sorte que le mental se dissolve [disparaisse ou meure]
dans ātma-svarūpa [la vraie nature de soi-même]. Outre
[cet état d’être simplement, dans lequel l’ego est dissous pour toujours
dans ātma-svarūpa et ne s’élève donc pas du tout pour connaître
quoi que ce soit d’autre], connaître les pensées d’autrui,
connaître les trois temps [passé, présent et futur], et connaître ce qui se passe dans des lieux éloignés ne
peut pas être jñāna-dṛṣṭi.
26.
Quel est le rapport entre l’absence de désir et la sagesse ?
aṉṉiyattai
nāḍādiruttal vairāggiyam alladu nirāśai; taṉṉai viḍādiruttal ñāṉam. uṇmaiyil
iraṇḍum oṉḏṟē. (paragraph
11)
Ne pas s’occuper de quoi que ce soit d’autre [que soi-même] est vairāgya [renoncement ou détachement] ou nirāśā [absence de désir {indifférent}] ; ne pas
abandonner [ou lâcher prise sur] soi-même est jñāna
[connaissance véritable ou conscience réelle].
En vérité, [ces] deux [vairāgya
et jñāna] ne sont qu’un.
27.
Quelle est la différence entre l’investigation et la méditation ?
sadā-kālam-um
maṉattai ātmāvil vaittiruppadaṟku-t tāṉ ‘ātma-vicāram’ eṉḏṟu peyar;
dhiyāṉam-ō taṉṉai saccidāṉanda birahmmamāha bhāvippadu. (paragraph 16)
Le nom ‘ātma-vicāra’ désigne uniquement [ou se
réfère uniquement au {est vraiment applicable uniquement au}]
fait de toujours garder {à [la pratique
consistant à] toujours garder (poser,
placer, déposer, fixer, établir)} le
mental sur ātmā [soi-même] ; tandis que dhyāna [méditation]
consiste à considérer [penser ou imaginer] que l’on est sat-cit-ānanda
brahman [l’unique réalité ultime, qui est existence-conscience-bonheur].
28.
Qu’est-ce que la libération ?
bandhattil
irukkum tāṉ yār eṉḏṟu vicārittu taṉ yathārtha sorūpattai-t terindu-koḷvadē mukti. (paragraph 16)
[Par] l’investigation qui est
celui qui est en servitude {qui
suis-je = vicārittu taṉ}, connaître son yathārtha
svarūpa [sa propre nature réelle]
seul est mukti [libération].
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