13. Les impressions résiduelles (pensées) des objets semblent interminables comme les vagues d’un océan. Quand seront-elles toutes détruites ?
toṉḏṟutoṭṭu
varugiṉḏṟa viṣaya-vāsaṉaigaḷ aḷavaṯṟaṉavāy-k kaḍal-alaigaḷ pōl tōṉḏṟiṉum
avai-yāvum sorūpa-dhyāṉam kiḷamba-k kiḷamba aṙindu-viḍum.
Même si les viṣaya-vāsanās [inclinations à
faire l’expérience d’autres choses que soi-même], qui
viennent de temps immémoriaux, s’élèvent [en tant que pensées ou
phénomènes] en nombre incalculable comme les vagues
de l’océan, elles seront toutes détruites lorsque svarūpa-dhyāna [l’attention à soi, la contemplation de notre ‘propre
forme’ ou vraie nature] augmente et augmente [en
profondeur et en intensité].
toṉḏṟutoṭṭu
varugiṉḏṟa viṣaya-vāsaṉaigaḷ aḷavaṯṟaṉavāy-k kaḍal-alaigaḷ pōl tōṉḏṟiṉum
avai-yāvum sorūpa-dhyāṉam kiḷamba-k kiḷamba aṙindu-viḍum. attaṉai vāsaṉaigaḷum
oḍuṅgi, sorūpa-māttiram-āy irukka muḍiyumā v-eṉṉum sandēha niṉaivukkum iḍam
koḍāmal, sorūpa-dhyāṉattai viḍā-p-piḍiyāy-p piḍikka vēṇḍum. oruvaṉ evvaḷavu
pāpiyāy irundālum, ‘nāṉ pāpiyāy irukkiṟēṉē; eppaḍi-k kaḍaittēṟa-p pōgiṟēṉ’
eṉḏṟēṅgi y-aṙudu-koṇḍirāmal, tāṉ pāpi eṉṉum eṇṇattaiyum aṟavē y-oṙittu
sorūpa-dhyāṉattil ūkkam uḷḷavaṉāha v-irundāl avaṉ niścayamāy uru-p-paḍuvāṉ. (paragraph 10)
Sans même laisser place à la pensée qui doute {sandēha niṉaivu}
: ‘Tant de vāsanās à détruire [ou à
dissoudre], est-il possible d’être {de demeurer}
seulement en tant que svarūpa [ma propre forme ou vraie nature] ?’, il est nécessaire de s’accrocher avec ténacité à l’attention à soi. Aussi grand pécheur que l’on puisse être {Peu importe l’ampleur de
nos péchés ou par implication, peu importe à quel point notre mental peut être
impur}, si au lieu de se lamenter et de pleurer ‘Je
suis un pécheur ! Comment vais-je être sauvé ?’, on rejette complètement l’idée
qu’on est pécheur et qu’on est fervent {déterminé} [ou ferme] dans l’attention à soi {svarūpa-dhyāna}, on sera certainement réformé [transformé de
s'élever en tant qu'ego à celui de svarūpa {transformé
en ce qu’on est réellement, uruppaḍuvāṉ = nous serons transformés en
notre propre véritable et éternelle forme, qui est libre de la pensée, infinie,
transcendant tout, absolue et parfaitement claire conscience de soi.}.
nalla
maṉam eṉḏṟum keṭṭa maṉam eṉḏṟum iraṇḍu maṉaṅgaḷ illai. maṉam oṉḏṟē. vāsaṉaigaḷē
śubham eṉḏṟum aśubham eṉḏṟum iraṇḍu vidam. maṉam śubha-vāsaṉai vayattāy
niṟgum-bōdu nalla maṉam eṉḏṟum, aśubha-vāsaṉai vayattāy niṟgum-bōdu keṭṭa maṉam
eṉḏṟum solla-p-paḍum. (paragraph 19)
Il n’y a pas deux mentals, à savoir un bon mental {parfait,
excellent} et un mauvais mental {corrompu,
ruiné}. Le mental est seulement un {oṉḏṟē}. Seules
les vāsanās [inclinaisons ou propensions]
sont de deux sortes, à savoir śubha [agréable, vertueux ou bon] et aśubha [désagréable, méchant, nuisible ou
mauvais]. Lorsque le mental est sous l’emprise des śubha
vāsanās, on dit que c’est un bon mental, et lorsqu’il est sous l’emprise
des aśubha vāsanās un mauvais mental.
piṟar
e-vv-aḷavu keṭṭavargaḷāy-t tōṉḏṟiṉum avargaḷai veṟuttal āhādu. viruppu-veṟuppugaḷ
iraṇḍum veṟukka-t takkaṉa. pirapañca viṣayaṅgaḷil adhikam-āy maṉattai viḍa-k
kūḍādu. sāddhiyamāṉa-varaiyil, aṉṉiyar kāriyattil piravēśikka-k kūḍādu. piṟarukku
oruvaṉ koḍuppadu ellām taṉakkē koḍuttu-k-koḷḷugiṟāṉ. i-vv-uṇmaiyai y-aṟindāl evaṉ-dāṉ
koḍādu oṙivāṉ? (paragraph
19)
Aussi mauvais que les autres puissent paraître, ne pas
les aimer n’est pas correct {convenable} [ou approprié]. Les goûts et les aversions {attirances et répulsions
= viruppu-veṟuppu} sont tous deux aptes {appropriés} [pour soi] à être détestés [rejetés ou renoncés]. Il n’est pas approprié de laisser son mental [s’attarder
{se poser, demeurer}] excessivement sur les affaires du monde. Dans la mesure du possible, il
n’est pas approprié de s’immiscer dans les affaires des autres {dans la vie des autres}.
Tout {ellām} ce que l’on donne aux autres, on ne le donne qu’à
soi-même. Si l’on connaissait cette vérité {uṇmaiyaṟivu
= connaissance de la vérité, connaissance véritable}, qui en effet resterait sans donner ?
maṉattai
y-aḍakki-k-koṇḍirundāl, eṅgē y-irundālum irukkalām. (paragraph 20)
Si l’on [continuellement {constamment, en permanence}] restreint [réduit,
soumet] le mental, où que l’on soit, on peut être [ou laisser être {ou être simplement}].
15.
Pendant combien de temps l’investigation doit-elle être pratiquée ?
maṉattiṉgaṇ
edu-varaiyil viṣaya-vāsaṉaigaḷ irukkiṉḏṟaṉavō, adu-varaiyil nāṉ-ār eṉṉum vicāraṇai-y-um vēṇḍum. niṉaivugaḷ tōṉḏṟa-t tōṉḏṟa appōdaikkappōdē
avaigaḷai-y-ellām uṯpatti-sthāṉattilēyē vicāraṇaiyāl naśippikka vēṇḍum. oruvaṉ tāṉ sorūpattai y-aḍaiyum
varaiyil nirantara sorūpa-smaraṇaiyai-k kai-p-paṯṟuvāṉ-āyiṉ adu-v-oṉḏṟē pōdum. kōṭṭaikkuḷ
edirigaḷ uḷḷa-varaiyil adilirundu veḷiyē vandu-koṇḍē y-iruppārgaḷ. vara vara
avargaḷai-y-ellām veṭṭi-k-koṇḍē y-irundāl kōṭṭai kaivaśa-p-paḍum. (paragraph
11)
Aussi longtemps que les viṣaya-vāsanās {tendances ou désirs de
faire l’expérience de choses autres que soi-même}
existent dans le mental, aussi longtemps l’investigation {vicāraṇai} qui suis-je {nāṉ-ār}
est nécessaire. Au fur et à mesure que les pensées apparaissent, à ce moment-là {immédiatement, à ce
moment précis, sur le champ, alors et là}, il est nécessaire de
les annihiler toutes par vicāraṇā [investigation
ou intense attention à soi] à l’endroit même d’où
elles surgissent {dont elles sont issues, naissent, apparaissent}. Si
l’on s’accroche fermement {avec conviction, vigoureusement} à svarūpa-smaraṇa [souvenir de
soi] sans interruption jusqu’à ce que l’on obtienne svarūpa
[notre propre nature réelle, c’est-à-dire nous-mêmes tels que nous
sommes en réalité], cela seul est suffisant. Tant que
les ennemis [à savoir les viṣaya-vāsanās]
sont à l’intérieur de la forteresse [c’est-à-dire son propre cœur {à savoir le mental, ou plus précisément
la volonté}], ils en sortiront
continuellement. Si on les réduit [ou les détruit] continuellement au fur et à mesure qu’ils arrivent, la
forteresse sera [finalement] capturée.
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