dimanche 12 février 2023

Nāṉ Ār? (ou Nāṉ Yār?) - (Who am I?) - Paragraphe 4


https://www.happinessofbeing.com/nan_yar.html#para04

Paragraph Four

மன மென்பது ஆத்ம சொரூபத்தி லுள்ள ஓர் அதிசய சக்தி.

அது சகல நினைவுகளையும் தோற்றுவிக்கின்றது.

நினைவுகளை யெல்லாம் நீக்கிப் பார்க்கின்றபோது, தனியாய் மனமென் றோர் பொருளில்லை; ஆகையால் நினைவே மனதின் சொரூபம்.

நினைவுகளைத் தவிர்த்து ஜகமென்றோர் பொருள் அன்னியமா யில்லை.

தூக்கத்தில் நினைவுகளில்லை, ஜகமுமில்லை; ஜாக்ர சொப்பனங்களில் நினைவுகளுள, ஜகமும் உண்டு.

சிலந்திப்பூச்சி எப்படித் தன்னிடமிருந்து வெளியில் நூலை நூற்று மறுபடியும் தன்னுள் இழுத்துக் கொள்ளுகிறதோ, அப்படியே மனமும் தன்னிடத்திலிருந்து ஜகத்தைத் தோற்றுவித்து மறுபடியும் தன்னிடமே ஒடுக்கிக்கொள்ளுகிறது.

மனம் ஆத்ம சொரூபத்தினின்று வெளிப்படும்போது ஜகம் தோன்றும்.

ஆகையால், ஜகம் தோன்றும்போது சொரூபம் தோன்றாது; சொரூபம் தோன்றும் (பிரகாசிக்கும்) போது ஜகம் தோன்றாது.

மனதின் சொரூபத்தை விசாரித்துக்கொண்டே போனால் தானே மனமாய் முடியும்.

தான்என்பது ஆத்மசொரூபமே.

மனம் எப்போதும் ஒரு ஸ்தூலத்தை யனுசரித்தே நிற்கும்; தனியாய் நில்லாது.

மனமே சூக்ஷ்மசரீர மென்றும் ஜீவ னென்றும் சொல்லப்படுகிறது.

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maṉam eṉbadu ātma-sorūpattil uḷḷa ōr atiśaya śakti.

adu sakala niṉaivugaḷaiyum tōṯṟuvikkiṉḏṟadu.

niṉaivugaḷai y-ellām nīkki-p pārkkiṉḏṟa-pōdu, taṉi-y-āy maṉam eṉḏṟu ōr poruḷ illai; āhaiyāl niṉaivē maṉadiṉ sorūpam.

niṉaivugaḷai-t tavirttu jagam eṉḏṟu ōr poruḷ aṉṉiyam-āy illai.

tūkkattil niṉaivugaḷ illai, jagamum illai; jāgra-soppaṉaṅgaḷil niṉaivugaḷ uḷa, jagamum uṇḍu.

silandi-p-pūcci eppaḍi-t taṉ-ṉ-iḍam-irundu veḷiyil nūlai nūṯṟu maṟupaḍiyum taṉṉuḷ iṙuttu-k-koḷḷugiṟadō, appaḍiyē maṉamum taṉ-ṉ-iḍattil-irundu jagattai-t tōṯṟuvittu maṟupaḍiyum taṉṉiḍamē oḍukki-k-koḷḷugiṟadu.

maṉam ātma-sorūpattiṉiṉḏṟu veḷippaḍum-pōdu jagam tōṉḏṟum.

āhaiyāl, jagam tōṉḏṟum-pōdu sorūpam tōṉḏṟādu; sorūpam tōṉḏṟum (pirakāśikkum) pōdu jagam tōṉḏṟādu.

maṉadiṉ sorūpattai vicārittu-k-koṇḍē pōṉāl tāṉ-ē maṉam-āy muḍiyum.

‘tāṉ’ eṉbadu ātma-sorūpam-ē.

maṉam eppōdum oru sthūlattai y-aṉusarittē niṟkum; taṉi-y-āy nillādu.

maṉam-ē sūkṣma śarīram eṉḏṟum jīvaṉ eṉḏṟum sollappaḍugiṟadu.

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Traduction

Ce qu'on appelle le mental est un atiśaya śakti [un pouvoir extraordinaire] qui existe dans l'ātma-svarūpa [la "forme propre" ou la nature réelle de soi-même].

Il fait apparaître toutes les pensées [ou projette toutes les pensées].

Lorsqu'on regarde, en excluant [en enlevant ou en mettant de côté] toutes les pensées, solitairement, il n'y a pas de chose telle que le mental ; donc la pensée seule est le svarūpa [la "forme propre" ou la nature même] du mental.

Si l'on exclut les pensées [ou les idées], il n'y a pas séparément de chose telle que le monde.

Dans le sommeil, il n'y a pas de pensées, et [par conséquent] il n'y a pas non plus de monde ; dans la veille et le rêve, il y a des pensées, et [par conséquent] il y a aussi un monde.

De même qu'une araignée tisse un fil à partir d'elle-même et le ramène à nouveau en elle-même, de même le mental fait apparaître le monde [ou projette le monde] à partir de lui-même et le dissout à nouveau en lui-même.

Lorsque le mental sort d'ātma-svarūpa, le monde apparaît.

Par conséquent, lorsque le monde apparaît, svarūpa [notre propre forme ou nature réelle] n'apparaît pas ; lorsque svarūpa apparaît (brille), le monde n'apparaît pas.

Si l'on continue à faire l'investigation sur la nature du mental, uniquement soi-même finira par être le mental [c'est-à-dire que soi-même seul se révélera finalement être ce qui semblait auparavant être le mental].

Ce qui est [ici] appelé 'tāṉ' [soi-même] est seulement ātma-svarūpa.

Le mental apparait uniquement en allant toujours après [en suivant, en se conformant, en s'attachant, en s'occupant ou en cherchant] un sthūlam [quelque chose de grossier, à savoir un corps physique] ; solitairement, il n'apparait pas.

Le mental seul est décrit comme sūkṣma śarīra [le corps subtil] et comme jīva [l'âme].

Paraphrase

Ce qu'on appelle le mental {manas, mind} est un atiśaya śakti [un pouvoir extraordinaire] qui existe dans l'ātma-svarūpa [la "forme propre" ou la nature réelle de soi-même].

Il fait apparaître toutes les pensées [ou projette toutes les pensées].

Lorsqu'on regarde, en excluant [en enlevant ou en mettant de côté] toutes les pensées, solitairement, il n'y a pas de chose telle que le mental {manas, mind} ; donc la pensée seule est le svarūpa [la "forme propre" ou la nature même] du mental.

Si l'on exclut les pensées [ou les idées {niṉaivugaḷ = phénomènes mentaux de quelque nature que ce soit}], il n'y a pas {il n’existe pas} séparément de chose telle que le monde.

Dans le sommeil, il n'y a pas de pensées, et [par conséquent] il n'y a pas non plus de monde ; dans la veille et le rêve, il y a des pensées, et [par conséquent] il y a aussi un monde.

De même qu'une araignée tisse un fil à partir d'elle-même et le ramène à nouveau en elle-même, de même le mental fait apparaître le monde [ou projette le monde] à partir de lui-même et le dissout à nouveau en lui-même.

Lorsque le mental sort d'ātma-svarūpa {notre ‘forme propre’ ou la nature réelle de soi-même}, le monde apparaît.

Par conséquent, lorsque le monde apparaît, svarūpa [notre propre forme ou nature réelle] n'apparaît pas ; lorsque svarūpa apparaît (brille), le monde n'apparaît pas.

Si l'on continue à faire l'investigation {vicārittu} sur la nature du mental, seulement {uniquement} soi-même {tāṉ-ē} finira par être le mental {maṉam-āy muḍiyum} [c'est-à-dire que seulement {uniquement} soi-même se révélera finalement être ce qui semblait auparavant être le mental]. {si l'on continue ainsi à examiner attentivement {investiguer} la nature du mental, le mental finira en tant que soi [manam tāṉāha muḍiyum]}.

Ce qui est [ici] appelé 'tāṉ' [soi-même] est seulement ātma-svarūpa {notre ‘forme propre’ ou la nature réelle de soi-même}.

Le mental apparait {se dresse, se tient} uniquement en allant toujours après [en suivant, en se conformant, en s'attachant, en s'occupant ou en cherchant] un sthūlam [quelque chose de grossier, à savoir un corps physique] ; solitairement, il n'apparait pas {ne se dresse pas, ne se tient pas}.

Seul {uniquement} le mental {maṉam-ē} est décrit comme sūkṣma śarīra [le corps subtil] et comme jīva [l'âme].


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