vendredi 13 octobre 2023

Nāṉ Ār? (ou Nāṉ Yār?) - (Who am I?) - Paragraphe 16

 


https://www.happinessofbeing.com/nan_yar.html#para16

Paragraph Sixteen

எந்நூலிலும் முக்தி யடைவதற்கு மனத்தை யடக்க வேண்டுமென்று சொல்லப்பட் டுள்ளபடியால், மனோநிக்ரகமே நூல்களின் முடிவான கருத்து என் றறிந்துகொண்ட பின்பு நூல்களை யளவின்றிப் படிப்பதாற் பயனில்லை. மனத்தை யடக்குவதற்குத் தன்னை யாரென்று விசாரிக்க வேண்டுமே யல்லாமல் எப்படி நூல்களில் விசாரிப்பது? தன்னைத் தன்னுடைய ஞானக்கண்ணாற்றானே யறிய வேண்டும். ராமன் தன்னை ராமனென்றறியக் கண்ணாடி வேண்டுமா? ‘தான்பஞ்ச கோசங்களுக்குள் ளிருப்பது; நூல்களோ அவற்றிற்கு வெளியி லிருப்பவை. ஆகையால், பஞ்ச கோசங்களையும் நீக்கி விசாரிக்க வேண்டிய தன்னை நூல்களில் விசாரிப்பது வீணே. பந்தத்தி லிருக்கும் தான் யாரென்று விசாரித்து தன் யதார்த்த சொரூபத்தைத் தெரிந்துகொள்வதே முக்தி. சதாகாலமும் மனத்தை ஆத்மாவில் வைத்திருப்பதற்குத் தான்ஆத்மவிசாரமென்று பெயர்; தியானமோ தன்னை ஸச்சிதானந்த பிரம்மமாக பாவிப்பது. கற்றவை யனைத்தையும் ஒருகாலத்தில் மறக்க வேண்டிவரும்.

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ennūlilum mukti y-aḍaivadaṟku maṉattai y-aḍakka vēṇḍum-eṉḏṟu solla-p-paṭ ṭuḷḷapaḍiyāl, maṉōnigrahamē nūlgaḷiṉ muḍivāṉa karuttu eṉ ḏṟaṟindu-goṇḍa piṉbu nūlgaḷai y-aḷaviṉḏṟi-p paḍi-p-padāl payaṉ-illai.
maṉattai y-aḍakkuvadaṟku-t taṉṉai yār eṉḏṟu vicārikka vēṇḍum-ē y-allāmal eppaḍi nūlgaḷil vicārippadu? taṉṉai-t taṉṉuḍaiya ñāṉa-k-kaṇṇāl-tāṉ-ē y-aṟiya vēṇḍum.
rāmaṉ taṉṉai rāmaṉ-eṉḏṟaṟiya-k kaṇṇāḍi vēṇḍum-ā? ‘tāṉ’ pañca kōśaṅgaḷukkuḷ ḷ-iruppadu; nūlgaḷ-ō avaṯṟiṟku veḷiyil iruppavai.
āhaiyāl, pañca kōśaṅgaḷai-y-um nīkki vicārikka vēṇḍiya taṉṉai nūlgaḷil vicārippadu vīṇē.
bandhattil irukkum tāṉ yār eṉḏṟu vicārittu taṉ yathārtha sorūpattai-t terindu-koḷvadē mukti.
sadā-kālam-um maṉattai ātmāvil vaittiruppadaṟku-t tāṉ ‘
ātma-vicāram’ eṉḏṟu peyar; dhiyāṉam-ō taṉṉai saccidāṉanda birahmmamāha bhāvippadu.
kaṯṟavai y-aṉaittaiyum oru-kālattil maṟakka vēṇḍi-varum
.

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Since in every text [of advaita] it is said that for attaining mukti [liberation] it is necessary to make the mind cease, after knowing that manōnigraha [restraint, subjugation or destruction of the mind] alone is the ultimate intention [aim or purpose] of [such] texts, there is no benefit [to be gained] by studying texts without limit.

For making the mind cease it is necessary to investigate oneself [to see] who [one actually is], [but] instead [of doing so] how [can one see oneself by] investigating in texts? It is necessary to know oneself only by one’s own eye of jñāna [knowledge or awareness].

Does [a person called] Raman need a mirror to know himself as Raman? ‘Oneself’ is within the pañca-kōśas [the ‘five sheaths’ that seem to cover and obscure what one actually is, namely the physical body, life, mind, intellect and will]; whereas texts are outside them.

Therefore, investigating in texts [in order to know] oneself, whom it is necessary to investigate [by turning one’s attention within and thereby] setting aside [excluding, removing, giving up or separating from] all the pañca-kōśas, is useless.

[By] investigating who is oneself who is in bondage, knowing one’s yathārtha svarūpa [actual own nature] alone is mukti [liberation].

The name ‘ātma-vicāra[refers] only to [the practice of] always keeping the mind fixed on [or in] ātmā [oneself]; whereas dhyāna [meditation] is imagining oneself to be sat-cit-ānanda brahman [the absolute reality, which is being-consciousness-bliss].

At one time it will become necessary to forget all that one has learnt.

Traduction

Puisque dans chaque texte [de l'advaita] il est dit que pour atteindre mukti [libération] il est nécessaire de faire cesser le mental, après avoir appris que manōnigraha [retenue, subjugation ou destruction du mental] constitue à elle seule l'intention [le but ou l'objectif] ultime de [ces] textes, il n'y a aucun bénéfice [à tirer {à gagner}] en étudiant des textes sans limite.

Pour faire cesser le mental, il est nécessaire de faire une investigation de soi-même [pour voir] qui [on est réellement], [mais] au lieu de [faire cela], comment [peut-on se voir soi-même en] faisant une investigation dans les textes ? Il est nécessaire de se connaître soi-même uniquement par son propre œil de jñāna [connaissance ou conscience].

Est-ce qu'[une personne appelée] Raman a besoin d'un miroir pour se connaître en tant que Raman ? "Soi-même" se trouve à l'intérieur des pañca-kōśas [les "cinq enveloppes" qui semblent recouvrir et obscurcir ce que l'on est réellement, à savoir le corps physique, la vie, le mental, l'intellect et la volonté] ; tandis que les textes sont en dehors d'eux.

Par conséquent, faire l'investigation dans les textes [afin de se connaître] soi-même, pour lequel il est nécessaire de faire une investigation [en tournant son attention vers l'intérieur et ainsi] en mettant de côté [en excluant, en retirant, en abandonnant ou en se séparant de] tous les pañca-kōśas, est inutile.

[Par] l'investigation sur qui est soi-même qui est en servitude, connaître son yathārtha svarūpa [sa propre nature réelle] seul est mukti [libération].

Le nom "ātma-vicāra" [se réfère] uniquement à [la pratique consistant à] toujours garder le mental fixé sur [ou dans] ātmā [soi-même] ; tandis que dhyāna [méditation] consiste à s'imaginer être sat-cit-ānanda brahman [la réalité absolue, qui est être-conscience-béatitude].

A un moment donné, il sera nécessaire d'oublier tout ce que l'on a appris.

Paraphrase

Puisque dans chaque texte [de l'advaita] il est dit que pour atteindre mukti [libération] il est nécessaire de faire cesser {de détruire} le mental, après avoir appris que manōnigraha [retenue, subjugation ou destruction du mental] constitue à elle seule l'intention [le but ou l'objectif] ultime de [ces] textes, il n'y a aucun bénéfice [à tirer {à gagner}] en étudiant des textes sans limite.

Pour faire cesser {pour détruire} le mental, il est nécessaire de faire une investigation de soi-même [pour voir {découvrir}] qui [on est réellement], [mais] au lieu de [faire cela {l’investigation de soi}], comment [peut-on se voir soi-même en] faisant une investigation {recherchant, investiguant = vicārippadu} dans les textes ? Il est nécessaire de se connaître soi-même uniquement par son propre œil de jñāna [connaissance ou conscience].

Est-ce qu'[une personne appelée] Raman a besoin d'un miroir pour se connaître en tant que Raman ? "Soi-même" {tāṉ} se trouve à l'intérieur des pañca-kōśas [les "cinq enveloppes" qui semblent recouvrir et obscurcir ce que l'on est réellement, à savoir le corps physique, la vie, le mental, l'intellect et la volonté] ; tandis que les textes sont en dehors d'eux.

Par conséquent, faire l'investigation dans les textes [afin de se connaître] soi-même {taṉṉai}, pour lequel il est nécessaire de faire une investigation [en tournant {portant} son attention vers l'intérieur et ainsi] en mettant de côté [en excluant, en retirant, en abandonnant ou en se séparant de] tous les pañca-kōśas, est inutile.

[Par] l'investigation sur qui est soi-même qui est en servitude {qui suis-je = vicārittu taṉ}, connaître son yathārtha svarūpa [sa propre nature réelle] seul est mukti [libération].

Le nom "ātma-vicāra" [se réfère] uniquement {est vraiment applicable uniquement} à [la pratique consistant à] toujours garder {poser, placer, déposer, fixer, établir} le mental fixé sur [ou dans] ātmā [soi-même] ; tandis que dhyāna [méditation] consiste à s'imaginer être sat-cit-ānanda brahman [la réalité absolue, qui est être-conscience-béatitude].

A un moment donné, il sera nécessaire d'oublier tout ce que l'on a appris.


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