https://www.happinessofbeing.com/nan_yar.html#para14
சுகமென்பது ஆத்மாவின் சொரூபமே; சுகமும் ஆத்மசொரூபமும் வேறன்று. ஆத்மசுகம் ஒன்றே யுள்ளது; அதுவே ஸத்யம். பிரபஞ்சப்பொருள் ஒன்றிலாவது சுகமென்பது கிடையாது. அவைகளிலிருந்து சுகம் கிடைப்பதாக நாம் நமது அவிவேகத்தால் நினைக்கின்றோம். மனம் வெளியில் வரும்போது துக்கத்தை யனுபவிக்கிறது. உண்மையில் நமது எண்ணங்கள் பூர்த்தியாகும்போதெல்லாம் அது தன்னுடைய யதாஸ்தானத்திற்குத் திரும்பி ஆத்மசுகத்தையே யனுபவிக்கிறது. அப்படியே தூக்கம், சமாதி, மூர்ச்சை காலங்களிலும், இச்சித்த பொருள் கிடைக்கிறபோதும், வெறுத்த பொருளுக்கு கேடுண்டாகும் போதும், மனம் அந்தர்முகமாகி ஆத்மசுகத்தையே யனுபவிக்கிறது. இப்படி மனம் ஆத்மாவை விட்டு வெளியே போவதும், உள்ளே திரும்புவதுமாக ஓய்வின்றி யலைகிறது. மரத்தடியில் நிழல் சுகமா யிருக்கிறது. வெளியில் சூரியவெப்பம் கொடுமையா யிருக்கிறது. வெளியி லலையு மொருவன் நிழலிற் சென்று குளிர்ச்சி யடைகிறான். சிறிது நேரத்திற்குப் பின் வெளிக்கிளம்பி வெப்பத்தின் கொடுமைக் காற்றாது, மறுபடியும் மரத்தடிக்கு வருகின்றான். இவ்வாறு நிழலினின்று வெயிலிற் போவதும், வெயிலினின்று நிழலிற் செல்வதுமாயிருக்கிறான். இப்படிச் செய்கிறவன் அவிவேகி. ஆனால் விவேகியோ நிழலைவிட்டு நீங்கான். அப்படியே ஞானியின் மனமும் பிரம்மத்தை விட்டு நீங்குவ தில்லை. ஆனால் அஞ்ஞானியின் மனமோ பிரபஞ்சத்தி லுழன்று துக்கப்படுவதும், சிறிது நேரம் பிரம்மத்திற்குத் திரும்பி சுக மடைவதுமா யிருக்கிறது. ஜக மென்பது நினைவே. ஜகம் மறையும்போது அதாவது நினைவற்ற போது மனம் ஆனந்தத்தை யனுபவிக்கின்றது; ஜகம் தோன்றும் போது அது துக்கத்தை யனுபவிக்கின்றது.
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sukham-eṉbadu ātmāviṉ sorūpamē; sukhamum
ātma-sorūpamum vēṟaṉḏṟu.
ātma-sukham oṉḏṟē y-uḷḷadu; aduvē satyam.
pirapañca-p-poruḷ oṉḏṟil-āvadu sukham-eṉbadu kiḍaiyādu.
avaigaḷilirundu sukham kiḍaippadāha nām namadu avivēkattāl niṉaikkiṉḏṟōm.
maṉam veḷiyil varum-pōdu duḥkhattai y-aṉubhavikkiṟadu.
uṇmaiyil namadu eṇṇaṅgaḷ pūrtti-y-āhum-pōdellām adu taṉṉuḍaiya
yathāsthāṉattiṟku-t tirumbi ātma-sukhattaiyē y-aṉubhavikkiṟadu.
appaḍiyē tūkkam, samādhi, mūrccai kālaṅgaḷilum, icchitta poruḷ
kiḍaikkiṟa-bōdum, veṟutta poruḷukku kēḍuṇḍāhum-bōdum, maṉam antarmukham-āhi
ātma-sukhattaiyē y-aṉubhavikkiṟadu.
ippaḍi maṉam ātmāvai viṭṭu veḷiyē pōvadum, uḷḷē tirumbuvadum-āha ōyviṉḏṟi
y-alaikiṟadu.
marattaḍiyil niṙal sukham-āy irukkiṟadu.
veḷiyil sūriya-veppam koḍumai-y-āy irukkiṟadu.
veḷiyil alaiyum oruvaṉ niṙaliṯ ceṉḏṟu kuḷircci y-aḍaikiṟāṉ.
siṟidu nērattiṟku-p piṉ veḷi-k-kiḷambi veppattiṉ koḍumaik kāṯṟādu, maṟupaḍiyum
marattaḍikku varugiṉḏṟāṉ.
ivvāṟu niṙaliṉiṉḏṟu veyiliṯ pōvadum, veyiliṉiṉḏṟu niṙaliṯ celvadum-āy-irukkiṟāṉ.
ippaḍi-c ceygiṟavaṉ avivēki.
āṉāl vivēkiyō niṙalai-viṭṭu nīṅgāṉ.
appaḍiyē ñāṉiyiṉ maṉamum birammattai viṭṭu nīṅguvadillai.
āṉāl aññāṉiyiṉ maṉamō pirapañcattil uṙaṉḏṟu duḥkha-p-paḍuvadum, siṟidu nēram
birammattiṟku-t tirumbi sukham aḍaivadum-āy irukkiṟadu.
jagam eṉbadu niṉaivē.
jagam maṟaiyum-bōdu adāvadu niṉaivaṯṟa-bōdu maṉam āṉandattai
y-aṉubhavikkiṉḏṟadu; jagam tōṉḏṟum-pōdu adu duḥkhattai y-aṉubhavikkiṉḏṟadu.
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Traduction
Ce qu'on appelle sukha [bonheur,
satisfaction, joie, aisance, confort ou agrément] n'est que svarūpa [la
"forme propre" ou nature réelle] d'ātmā [soi-même] ;
sukha et ātma-svarūpa [notre propre nature réelle] ne
sont pas différents.
Ātma-sukha [le
bonheur qui est soi-même] seul existe ; lui seul
est réel.
Ce que l'on appelle
sukha [bonheur ou satisfaction] ne
se trouve pas [obtenu ou disponible]
dans même un seul des objets du monde.
Nous pensons que le
bonheur est obtenu grâce à eux en raison de notre avivēka [manque
de jugement, de discrimination ou de capacité à distinguer une chose d'une
autre].
Lorsque le mental sort [d'ātma-svarūpa],
il fait l'expérience de duḥkha [insatisfaction,
inconfort, malaise, désagrément, malheur, détresse, souffrance, chagrin,
tristesse, douleur ou affliction].
En vérité, chaque fois
que nos pensées [souhaits ou espoirs] se
réalisent, il [le mental]
retournant à sa propre place [le cœur, notre vraie
nature, qui est la source d'où il est sorti] n'éprouve qu'ātma-sukha
[le bonheur qui est soi-même].
De même, lors des
périodes de sommeil, de samādhi [état de manōlaya ou
de dissolution temporaire du mental provoqué par le prāṇāyāma ou d'autres
pratiques de yōga de ce type] et d'évanouissement, et
lorsque quelque chose d'agréable est obtenu, et lorsque la destruction [dommage,
élimination ou suppression] se produit sur quelque
chose d'indésirable, le mental devenant antarmukham [tourné
vers l'intérieur] fait l'expérience uniquement d'ātma-sukha.
De cette façon, le
mental vagabonde sans cesse, allant à l'extérieur, abandonnant soi-même, et
retournant [à nouveau] à
l'intérieur.
Au pied d'un arbre,
l'ombre est agréable [confortable ou délicieuse].
À l'extérieur, la
chaleur du soleil est intense [ou rigoureuse].
Une personne qui se
promène à l'extérieur est rafraîchie [littéralement,
obtient la fraîcheur ou le refroidissement] [en]
allant à l'ombre.
Après un court moment à
émerger à l'extérieur, [mais] ne
pouvant résister [ou supporter] la
rigueur de la chaleur, il revient au pied de l'arbre.
Il demeure ainsi, allant
de l'ombre au soleil, et retournant du soleil à l'ombre.
Une personne qui agit
ainsi est un avivēki [quelqu'un qui manque de jugement, de
discrimination ou de capacité à distinguer].
Mais un vivēki [quelqu'un
qui peut juger, discriminer ou distinguer] ne quittera pas
l'ombre.
De même, le mental du
jñāni [celui qui est conscient de sa nature
réelle] ne quittera pas brahman [ce
qui seul existe, à savoir la conscience pure, qui est bonheur infini et sa
propre nature réelle].
Mais le mental de
l'ajñāni [celui qui n'est pas conscient de sa
nature réelle] continue à faire l'expérience de duḥkha [insatisfaction
ou souffrance] [en]
errant dans le monde, et obtenant pour un court moment sukha [satisfaction
ou bonheur] [en]
retournant à brahman.
Ce que l'on appelle le
monde n'est que pensée [car comme tout autre
monde que nous expérimentons dans un rêve, ce que nous expérimentons comme le
monde dans cet état de veille n'est rien d'autre qu'une série de perceptions,
qui ne sont que des pensées ou des phénomènes mentaux].
Lorsque le monde
disparaît, c'est-à-dire lorsque la pensée cesse, le mental fait l'expérience du
bonheur ; lorsque le monde apparaît, il fait l'expérience de duḥkha [insatisfaction
ou souffrance].
Paraphrase
Ce qu'on appelle sukha [bonheur,
satisfaction, joie, aisance, confort ou agrément] n'est que svarūpa [la
"forme propre" ou nature réelle] d'ātmā [soi-même] ;
sukha et ātma-svarūpa [notre propre nature réelle] ne
sont pas différents.
Ātma-sukha [le
bonheur qui est soi-même] seul existe ; lui seul
est réel.
Ce que l'on appelle
sukha [bonheur ou satisfaction] ne
se trouve pas [obtenu ou disponible]
dans même un seul des objets du monde.
Nous pensons que le
bonheur est obtenu grâce à eux en raison {Nous croyons tirer notre bonheur de ces
objets en raison} de notre avivēka [manque
de jugement, de discrimination ou de capacité à distinguer une chose d'une
autre].
Lorsque le mental sort [d'ātma-svarūpa],
il fait l'expérience de duḥkha [insatisfaction,
inconfort, malaise, désagrément, malheur, détresse, souffrance, chagrin,
tristesse, douleur ou affliction].
En vérité, chaque fois
que nos pensées [souhaits ou espoirs] se
réalisent {sont exaucées, sont satisfaites},
il [le mental] retournant à sa propre
place [le cœur, notre vraie nature, qui est la
source d'où il est sorti] n'éprouve {ne
fait l'expérience, ne ressent} qu'ātma-sukha [le
bonheur qui est soi-même].
De même, lors des
périodes de sommeil, de samādhi [état de manōlaya ou
de dissolution temporaire du mental provoqué par le prāṇāyāma ou d'autres
pratiques de yōga de ce type] et d'évanouissement, et
lorsque quelque chose d'agréable est obtenu, et lorsque la destruction [dommage,
élimination ou suppression] se produit {survient}
sur quelque chose d'indésirable, le mental devenant antarmukham [tourné
vers l'intérieur] fait l'expérience uniquement d'ātma-sukha.
De cette façon, le
mental vagabonde sans cesse, allant à l'extérieur, abandonnant soi-même, et
retournant [à nouveau] à
l'intérieur.
Au pied d'un arbre,
l'ombre est agréable [confortable ou délicieuse].
À l'extérieur, la
chaleur du soleil est intense [ou rigoureuse {rude,
intense}].
Une personne qui se
promène à l'extérieur est rafraîchie [littéralement,
obtient la fraîcheur ou le refroidissement] [en]
allant à l'ombre.
Après un court moment à
émerger à l'extérieur, [mais] ne
pouvant résister [ou supporter] la
rigueur {sévérité, dureté} de
la chaleur, il revient au pied de l'arbre.
Il demeure ainsi, allant
de l'ombre au soleil, et retournant {revenant} du
soleil à l'ombre.
Une personne qui agit
ainsi est un avivēki [quelqu'un qui manque de jugement, de discrimination
ou de capacité à distinguer].
Mais un vivēki [quelqu'un
qui peut juger, discriminer ou distinguer] ne quittera pas
l'ombre.
De même, le mental du
jñāni [celui qui est conscient de sa nature
réelle] ne quittera pas brahman [ce
qui seul existe, à savoir la conscience pure, qui est bonheur infini et sa
propre nature réelle].
Mais le mental de
l'ajñāni [celui qui n'est pas conscient de sa
nature réelle] continue à faire l'expérience de duḥkha [insatisfaction
ou souffrance] [en]
errant dans le monde, et obtenant pour un court moment sukha [satisfaction
ou bonheur] [en]
retournant {revenant} à brahman.
Ce que l'on appelle le
monde n'est que pensée {niṉaivē} [car
comme tout autre monde que nous expérimentons {vivons, percevons}
dans un rêve, ce que nous expérimentons {vivons, percevons}
comme le monde dans cet état de veille n'est rien d'autre qu'une série de
perceptions, qui ne sont que des pensées ou des phénomènes mentaux].
Lorsque le monde disparaît, c'est-à-dire lorsque la pensée cesse, le mental fait l'expérience du {connaît le} bonheur ; lorsque le monde apparaît, il fait l'expérience de duḥkha [insatisfaction ou souffrance].
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