https://www.happinessofbeing.com/nan_yar.html#para06
நானார் என்னும் விசாரணையினாலேயே மன மடங்கும்; நானார் என்னும் நினைவு மற்ற நினைவுகளை யெல்லா மழித்துப் பிணஞ்சுடு தடிபோல் முடிவில் தானு மழியும். பிற வெண்ணங்க ளெழுந்தா லவற்றைப் பூர்த்தி பண்ணுவதற்கு எத்தனியாமல் அவை யாருக் குண்டாயின என்று விசாரிக்க வேண்டும். எத்தனை எண்ணங்க ளெழினு மென்ன? ஜாக்கிரதையாய் ஒவ்வோ ரெண்ணமும் கிளம்பும்போதே இது யாருக்குண்டாயிற்று என்று விசாரித்தால் எனக்கென்று தோன்றும். நானார் என்று விசாரித்தால் மனம் தன் பிறப்பிடத்திற்குத் திரும்பிவிடும்; எழுந்த வெண்ணமு மடங்கிவிடும். இப்படிப் பழகப் பழக மனத்திற்குத் தன் பிறப்பிடத்திற் றங்கி நிற்கும் சக்தி யதிகரிக்கின்றது. சூக்ஷ்மமான மனம், மூளை இந்திரியங்கள் வாயிலாய் வெளிப்படும் போது ஸ்தூலமான நாமரூபங்கள் தோன்றுகின்றன; ஹிருதயத்தில் தங்கும்போது நாமரூபங்கள் மறைகின்றன. மனத்தை வெளிவிடாமல் ஹிருதயத்தில் வைத்துக்கொண்டிருப்பதற்குத்தான் ‘அகமுகம்’ அல்லது ‘அந்தர்முகம்’ என்று பெயர். ஹ்ருதயத்திலிருந்து வெளிவிடுவதற்குத்தான் ‘பகிர்முக’ மென்று பெயர். இவ்விதமாக மனம் ஹ்ருதயத்திற் றங்கவே, எல்லா நினைவுகளுக்கும் மூலமான நான் என்பது போய் எப்பொழுது முள்ள தான் மாத்திரம் விளங்கும். நான் என்னும் நினைவு கிஞ்சித்து மில்லா விடமே சொரூபமாகும். அதுவே ‘மௌன’ மெனப்படும். இவ்வாறு சும்மா விருப்பதற்குத்தான் ‘ஞான திருஷ்டி’ என்று பெயர். சும்மா விருப்பதாவது மனத்தை ஆன்மசொரூபத்தில் லயிக்கச் செய்வதே. அன்றி, பிறர் கருத்தறிதல், முக்கால முணர்தல், தூர தேசத்தில் நடப்பன வறிதல் ஆகிய இவை ஞான திருஷ்டி யாகமாட்டா.
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nāṉ-ār
eṉṉum vicāraṇaiyiṉāl-ē-y-ē
maṉam aḍaṅgum; nāṉ-ār eṉṉum niṉaivu maṯṟa niṉaivugaḷai y-ellām aṙittu-p piṇañ-cuḍu
taḍi-pōl muḍivil tāṉ-um aṙiyum.
piṟa
v-eṇṇaṅgaḷ eṙundāl avaṯṟai-p pūrtti paṇṇuvadaṟku ettaṉiyāmal avai yārukku
uṇḍāyiṉa eṉḏṟu vicārikka vēṇḍum.
ettaṉai
eṇṇaṅgaḷ eṙiṉum eṉṉa?
jāggirataiyāy
ovvōr eṇṇamum kiḷambum-pōdē idu yārukku uṇḍāyiṯṟu eṉḏṟu vicārittāl eṉakkeṉḏṟu
tōṉḏṟum.
nāṉ-ār
eṉḏṟu vicārittāl maṉam taṉ piṟappiḍattiṟku-t tirumbi-viḍum; eṙunda v-eṇṇamum
aḍaṅgi-viḍum.
ippaḍi-p
paṙaga-p paṙaga maṉattiṟku-t taṉ piṟappiḍattil taṅgi niṟgum śakti
y-adhikarikkiṉḏṟadu.
sūkṣmam-āṉa
maṉam, mūḷai indiriyaṅgaḷ vāyilāy veḷippaḍum pōdu sthūlam-āṉa nāma-rūpaṅgaḷ
tōṉḏṟugiṉḏṟaṉa; hirudayattil taṅgumbōdu nāma-rūpaṅgaḷ maṟaigiṉḏṟaṉa.
maṉattai
veḷiviḍāmal hirudayattil vaittu-k-koṇḍiruppadaṟku-t-tāṉ ‘ahamukam’ alladu
‘antarmukham’ eṉḏṟu peyar.
hrudayattilirundu
veḷiviḍuvadaṟku-t-tāṉ ‘bahirmukham’ eṉḏṟu peyar.
i-v-vidham-āha
maṉam hrudayattil taṅgavē, ellā niṉaivugaḷukkum mūlam-āṉa nāṉ eṉbadu pōy
eppoṙudum uḷḷa tāṉ māttiram viḷaṅgum.
nāṉ
eṉṉum niṉaivu kiñcittum illā v-iḍam-ē sorūpam āhum.
adu-v-ē
‘mauṉam’ eṉa-p-paḍum.
ivvāṟu
summā v-iruppadaṟku-t-tāṉ ‘ñāṉa-diruṣṭi’ eṉḏṟu peyar.
summā
v-iruppadāvadu maṉattai āṉma-sorūpattil layikka-c ceyvadē.
aṉḏṟi, piṟar karuttu aṟidal, mu-k-kālam uṇardal, dūra dēśattil naḍappaṉa v-aṟidal āhiya ivai ñāṉa-diruṣṭi y-āha-māṭṭā.
Traduction
Ce
n'est que par l'investigation qui suis-je que le mental cessera [s'apaisera
ou disparaîtra pour toujours] ; la pensée qui suis-je [c'est-à-dire
l'attention avec laquelle on fait
l'investigation de ce que l'on est],
détruisant toutes les autres pensées, sera elle-même finalement détruite comme
un bâton brûlant de cadavre [un bâton qui est
utilisé pour remuer un bûcher funéraire pour s'assurer que le cadavre est
complètement brûlé].
Si
d'autres pensées surgissent, sans chercher à les compléter, il est nécessaire
de faire une investigation
pour savoir à qui elles sont survenues.
Quelle que soit la quantité de pensées qui s'élèvent,
quelle [importance] cela a-t-il ?
Avec
vigilance, à chaque fois qu'une pensée apparaît, si l'on fait une investigation pour savoir à qui elle
est survenue, ce sera clair : à moi.
Si
l'on examine qui suis je [en portant une attention vigilante à soi-même,
le "moi" auquel tout le reste apparaît], le mental retournera à
son lieu de naissance [à savoir soi-même, la source d'où il a
surgi] ; [et puisqu'on
s'abstient ainsi d'y porter attention] la
pensée qui avait surgi cessera également.
Quand
on pratique et pratique de cette manière, pour le mental, le pouvoir de se
tenir fermement établi dans son lieu de naissance augmente.
Lorsque
l'esprit subtil sort par la porte du cerveau et des organes des sens, les noms
et les formes grossiers [les phénomènes qui
constituent à la fois le monde mental et le monde physique]
apparaissent ; lorsqu'il reste dans le cœur [le centre de
soi-même, à savoir la conscience fondamentale, 'je suis'],
les noms et les formes disparaissent.
Ce
n'est que pour [cet état de]
garder le mental dans le cœur sans le laisser sortir [que] le
nom "ahamukham" [tourné
vers l'intérieur, tourné vers le 'je' ou l'attention à soi] ou
"antarmukham" [tourné vers
l'intérieur] [fait référence].
Ce
n'est que pour [l'état de] le
laisser aller vers l'extérieur du cœur [que] le
nom de "bahirmukham" [tourné vers
l'extérieur] [fait référence].
Ainsi,
lorsque le mental reste [fermement fixé]
dans le cœur, ce que l'on appelle 'je' [à
savoir l'ego], qui est la racine [le
fondement, la cause ou l'origine] de toutes les pensées,
partira et soi-même, qui existe toujours, seul brillera.
Seulement
l'endroit où la pensée appelée 'je' [à
savoir l'ego] n'existe même pas un peu est svarūpa [notre
"propre forme" ou véritable nature].
Cela
seul est appelé "mauna" [silence].
Ce
n'est que pour [l'état d']
être simplement de cette façon [que] le
nom 'jñāna-dṛṣṭi' [connaissance-vision],
l'expérience de la vraie connaissance ou de la vraie conscience] [se
réfère].
Ce
qui est être simplement (summā-v-iruppadu),
c'est seulement de faire en sorte que le mental se dissolve [disparaisse
ou meure] dans ātma-svarūpa [la
"forme propre" ou la nature réelle de soi-même].
Outre
[cet état d'être simplement, dans lequel l'ego est
dissous pour toujours dans ātma-svarūpa et ne s'élève donc pas du tout pour
connaître quoi que ce soit d'autre], connaître les pensées
d'autrui, connaître les trois temps [passé, présent et
futur], et connaître ce qui se passe dans des
lieux éloignés ne peut être jñāna-dṛṣṭi.
Paraphrase
Ce
n'est que par l'investigation {vicāraṇai} qui suis-je {nāṉ-ār} que le mental cessera [s'apaisera
ou disparaîtra pour toujours] ; la pensée qui suis-je {nāṉ-ār} [c'est-à-dire
l'attention avec laquelle on fait
l'investigation de ce que l'on est],
détruisant toutes les autres pensées, sera elle-même finalement détruite comme
un bâton brûlant de cadavre [un bâton qui est
utilisé pour remuer un bûcher funéraire pour s'assurer que le cadavre est
complètement brûlé].
Si
d'autres pensées surgissent, sans chercher à les compléter {de les achever},
il est nécessaire de faire une investigation
pour savoir à qui elles sont survenues {apparues}.
Quelle
que soit la quantité de pensées qui s'élèvent, quelle [importance]
cela a-t-il ?
Avec
vigilance, à chaque fois qu'une pensée apparaît, si l'on fait une investigation pour savoir à qui elle
est survenue {apparue}, ce sera clair : à moi.
Si
l'on examine qui suis je {nāṉ-ār} [en portant une attention
vigilante à soi-même, le "moi" auquel tout le reste apparaît], le mental retournera à son lieu de naissance [à savoir soi-même, la source d'où il a surgi] ; [et puisqu'on
s'abstient ainsi d'y porter attention {de s'en occuper}] la pensée qui avait
surgi cessera également.
Quand
on pratique et pratique {paṙaga-p paṙaga} de cette manière, pour
le mental, le pouvoir de se tenir fermement établi dans son lieu de naissance {soi-même}
augmente.
Lorsque
l'esprit subtil sort par la porte du cerveau {émerge
en passant par le cerveau} et des organes des
sens, les noms et les formes grossiers [les
phénomènes qui constituent à la fois le monde mental et le monde physique] apparaissent ; lorsqu'il reste dans le cœur [le centre {essence} de soi-même, à savoir la conscience fondamentale, 'je suis'], les noms et les formes disparaissent.
Ce
n'est que pour [cet état de]
garder le mental dans le cœur sans le laisser sortir [que] le
nom "ahamukham" [tourné
vers l'intérieur, tourné vers le 'je' ou l'attention à soi] ou
"antarmukham" [tourné vers
l'intérieur {introspection ou introversion}] [fait
référence].
Ce
n'est que pour [l'état de] le
laisser aller vers l'extérieur du cœur [que] le
nom de "bahirmukham" [tourné vers
l'extérieur] [fait référence].
Ainsi,
lorsque le mental reste [fermement fixé]
dans le cœur, ce que l'on appelle 'je' [à
savoir l'ego {tāṉ}],
qui est la racine [le fondement, la base, la cause ou
l'origine {mūlam}] de
toutes les pensées, partira {s'en ira} et soi-même {tāṉ}, qui existe toujours,
seul brillera {restera seul resplendissant}.
Seulement
l'endroit {le lieu} où la pensée appelée 'je' [à
savoir l'ego] n'existe même pas un peu est svarūpa [notre
"propre forme" ou véritable nature].
Cela
seul {adu-v-ē}
est appelé "mauna" [silence].
Ce
n'est que pour [l'état d']
être simplement {être-seulement = just
being} de cette façon [que] le
nom 'jñāna-dṛṣṭi' [connaissance-vision, l'expérience de la
vraie connaissance ou de la vraie conscience] [se
réfère].
Ce
qui est être simplement {être-seulement = just being} (summā-v-iruppadu),
c'est seulement de faire en sorte que le mental se dissolve [disparaisse
ou meure] dans ātma-svarūpa [la
"forme propre" ou la nature réelle de soi-même].
Outre [cet état d'être simplement {être-seulement = just being}, dans lequel l'ego est dissous pour toujours dans ātma-svarūpa et ne s'élève donc pas du tout pour connaître quoi que ce soit d'autre], connaître les pensées d'autrui, connaître les trois temps [passé, présent et futur], et connaître ce qui se passe dans des lieux éloignés ne peut être jñāna-dṛṣṭi.
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