samedi 25 mars 2023

Blog 046 - Connaître notre source par une "intelligence vive" ou kūrnda mati (16 mars 2007 : extrait du chapitre 10 de HAB)

 


https://happinessofbeing.blogspot.com/2007/03/knowing-our-source-by-sharp-intellect.html

En révisant Le bonheur et l'art d'être en vue de sa prochaine publication, au chapitre 10, "La pratique de l'art d'être", j'ai modifié ma traduction du verset 28 d'Uḷḷadu Nāṟpadu (à la page 457 de la présente version du livre électronique) et j'ai développé l'explication que j'en donne dans les paragraphes suivants de la manière suivante :

Sri Ramana a souvent utilisé cette analogie de la plongée ou de la submersion {descente, pénétration} dans l'eau pour illustrer la profondeur et l'intensité avec lesquelles notre attention doit pénétrer dans le cœur ou l'essence la plus profonde de notre être. Par exemple, au verset 28 de Uḷḷadu Nāṟpadu, il dit :

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Tout comme on s'enfonce [on s'immerge ou on plonge] pour trouver un objet tombé dans l'eau, on plonge [on s'enfonce, on s'immerge, on perce ou on pénètre] à l'intérieur [de soi] en restreignant {retenant} [sa] parole et [son] souffle au moyen d'un intellect aiguisé [un pouvoir de discernement ou d'attention vif, intense, aigu et pénétrant], nous devrions connaître l'endroit {le lieu} [ou la source][notre] ego qui s'élève surgit. Sachez [cela].

______

Les mots clés de ce verset sont kurnda matiyal, qui signifient un esprit, un intellect ou un pouvoir de discernement, de connaissance ou d'attention aigus, vifs, intenses et pénétrants, et ils sont placés dans ce verset dans une position telle qu'ils s'appliquent implicitement à tous les verbes qui les suivent. En d'autres termes, nous devrions retenir {restraindre} notre parole et notre souffle grâce à un intellect vif et pénétrant, nous devrions plonger ou nous enfoncer en nous-mêmes grâce à un intellect vif et pénétrant, et nous devrions connaître la source d'où surgit notre ego grâce à un intellect vif et pénétrant.

Mais qu'est-ce que Sri Ramana entend exactement dans ce contexte par les mots kurnda mati ou esprit ou intellect très concentré et pénétrant ? L'indice qu'il nous donne pour répondre à cette question réside dans les deux derniers verbes qu'ils qualifient. En effet, puisque cet intellect vif et pénétrant est le moyen ou l'instrument qui nous permet de plonger, de nous enfoncer, de nous immerger ou de percer au plus profond de nous-mêmes, et par lequel nous pouvons ainsi connaître la source d'où surgit notre ego, il doit s'agir d'un intellect ou d'un pouvoir d'attention tourné vers l'intérieur et focalisé de manière vive et pénétrante sur notre véritable soi ou notre être essentiel, qui est la source ou le "lieu" d'où surgit notre ego ou le sentiment individuel du 'je'. Par conséquent, un kurnda mati est un intellect attentif à soi, de manière aiguë, intense et pénétrant.

Dans ce contexte, il est important de noter que si les mots sanskrits buddhi et mati sont généralement traduits en anglais par le mot "intellect", ils ne signifient pas simplement "intellect" dans le sens superficiel dans lequel ce mot est habituellement utilisé en anglais. En effet, en anglais, le mot "intellect" est généralement compris comme désignant uniquement notre pouvoir superficiel de raisonnement ou de pensée rationnelle, alors qu'en sanskrit, en tamoul et dans d'autres langues indiennes, les mots buddhi et mati ont une signification beaucoup plus profonde.

La véritable signification de ces deux mots, en particulier dans le sens où Sri Ramana utilise le mot mati dans ce verset, est "intellect" dans son sens originel, qui est dérivé des mots latins inter legere, signifiant "choisir entre", et qui dénote donc notre pouvoir ou notre faculté de discernement ou de discrimination. Par conséquent, dans ce verset, le mot mati désigne notre profond pouvoir intérieur de discernement ou notre capacité à distinguer et à reconnaître clairement ce qui est réel - un pouvoir qui ne découle pas simplement d'un raisonnement intellectuel ou d'une pensée rationnelle, mais plutôt de la profonde clarté naturelle de la pure conscience de soi qui existe toujours en nous, mais qui est généralement obscurcie par la densité et l'intensité de nos désirs et de nos attachements, ainsi que par les pensées qui en résultent.

Bien que dans la philosophie de l'advaita vēdānta, les deux mots manas ou "mental" et buddhi ou "intellect" soient souvent utilisés de telle sorte qu'ils semblent désigner deux entités différentes, Sri Ramana a clarifié le fait qu'il ne s'agit pas en réalité de deux entités différentes mais seulement de deux aspects ou fonctions différents d'une seule entité - à savoir notre conscience individuelle limitée, à laquelle nous nous référons habituellement comme notre "mental". Par conséquent, chaque fois qu'une distinction est impliquée dans la signification de ces deux mots, le mot manas ou "mental" désigne notre mental dans sa fonction plus superficielle et dynamique en tant que pouvoir de penser, de sentir et de percevoir, tandis que le mot buddhi ou "intellect" désigne notre mental dans sa fonction plus profonde et plus statique en tant qu'un pouvoir calme de clarté intérieure, de discernement, de discrimination ou de véritable compréhension.

C'est pourquoi le mot mati, utilisé dans ce verset comme équivalent du mot buddhi, signifie notre mental, mais plutôt que notre mental dans un sens vague ou général, il signifie plus spécifiquement notre mental en tant que pouvoir de clarté intérieure et de discernement - un pouvoir d'attention capable de se détourner de toutes les apparences et de se concentrer avec acuité et clarté sur la seule réalité qui les sous-tend, à savoir notre propre conscience essentielle de soi, 'je suis'.

Puisque notre mental est une conscience individuelle séparée qui ne mérite ce nom de "mental" que tant qu'il s'occupe d'autre chose que de notre propre être essentiel, et puisqu'il s'apaise et ne fait qu'un avec notre être lorsqu'il s'en occupe vraiment, entièrement et exclusivement, le "mental" vivement attentif à lui-même, désigné par les mots kurnda mati, cesse en fait d'être un mental individuel ou un ego dès qu'il devient véritablement attentif à lui-même et qu'il s'immerge et s'enfonce dans la profondeur de notre être, et qu'il se transforme ainsi, par son attention à lui-même, en notre véritable soi, dont il est à présent pleinement conscient. En d'autres termes, un mental véritablement kurnda ou vivement attentif à lui-même n'est en fait rien d'autre que notre conscience de soi, naturelle et éternelle.

Bien que Sri Ramana mentionne le fait de "restreindre [notre] parole et [notre] souffle" en association avec le fait de "plonger [s'enfoncer, immerger ou percer] à l'intérieur", il n'est en fait pas nécessaire que nous fassions un effort particulier pour restreindre notre parole ou notre souffle, car tout comme nos pensées ou nos activités mentales s'apaiseront automatiquement et sans effort lorsque nous deviendrons intensément attentifs à nous-mêmes, il en sera de même de notre parole et de notre souffle. Par conséquent, si nous entreprenons dès le départ cette pratique simple et directe de l'attention à soi, nous n'aurons jamais besoin de pratiquer aucun des exercices artificiels de prāṇāyāma ou de restriction de la respiration, car par notre simple attention à soi, nous restreindrons et arrêterons naturellement toute l'activité de notre mental, de notre parole, de notre respiration et de notre corps.

Puisque toutes ces activités ne sont que des imaginations qui naissent uniquement lorsque nous laissons notre attention s'échapper vers autre chose que nous-mêmes, elles disparaîtront toutes et deviendront inexistantes dès que nous ramènerons effectivement toute notre attention au plus profond de notre être, qui est la source d'où elle surgit et s'écoule vers l'extérieur sous la forme de notre mental, de notre intellect ou de notre ego.

vendredi 24 mars 2023

Nāṉ Ār? (ou Nāṉ Yār?) - (Who am I?) - Paragraphe 8



https://www.happinessofbeing.com/nan_yar.html#para08

 Paragraph Eight

மனம் அடங்குவதற்கு விசாரணையைத் தவிர வேறு தகுந்த உபாயங்களில்லை. மற்ற உபாயங்களினால் அடக்கினால் மனம் அடங்கினாற்போ லிருந்து, மறுபடியும் கிளம்பிவிடும். பிராணாயாமத்தாலும் மன மடங்கும்; ஆனால் பிராண னடங்கியிருக்கும் வரையில் மனமு மடங்கியிருந்து, பிராணன் வெளிப்படும்போது தானும் வெளிப்பட்டு வாசனை வயத்தா யலையும். மனத்திற்கும் பிராணனுக்கும் பிறப்பிட மொன்றே. நினைவே மனத்தின் சொரூபம். நானென்னும் நினைவே மனத்தின் முதல் நினைவு; அதுவே யகங்காரம். அகங்கார மெங்கிருந்து உற்பத்தியோ, அங்கிருந்துதான் மூச்சும் கிளம்புகின்றது. ஆகையால் மன மடங்கும்போது பிராணனும், பிராண னடங்கும்போது மனமு மடங்கும். பிராணன் மனத்தின் ஸ்தூல ரூபமெனப்படும். மரணகாலம் வரையில் மனம் பிராணனை உடலில் வைத்துக்கொண்டிருந்து, உடல் மரிக்குங் காலத்தில் அதனைக் கவர்ந்துகொண்டு போகின்றது. ஆகையால் பிராணாயாமம் மனத்தை யடக்க சகாயமாகுமே யன்றி மனோநாசஞ் செய்யாது.

~~~

maṉam aḍaṅguvadaṟku vicāraṇaiyai-t tavira vēṟu tahunda upāyaṅgaḷ-illai.

maṯṟa upāyaṅgaḷiṉāl aḍakkiṉāl maṉam aḍaṅgiṉāl-pōl irundu, maṟupaḍiyum kiḷambi-viḍum.

pirāṇāyāmattāl-um maṉam aḍaṅgum; āṉāl pirāṇaṉ aḍaṅgi-y-irukkum varaiyil maṉam-um aḍaṅgi-y-irundu, pirāṇaṉ veḷi-p-paḍum-bōdu tāṉ-um veḷi-p-paṭṭu vāsaṉai vayattāy alaiyum.

maṉattiṟkum pirāṇaṉukkum piṟappiḍam oṉḏṟē.

niṉaivē maṉattiṉ sorūpam.

nāṉ-eṉṉum niṉaivē maṉattiṉ mudal niṉaivu; adu-v-ē y-ahaṅkāram.

ahaṅkāram eṅgirundu uṯpatti-y-ō, aṅgirundu-tāṉ mūccum kiḷambugiṉḏṟadu.

āhaiyāl maṉam aḍaṅgum-pōdu pirāṇaṉ-um, pirāṇaṉ aḍaṅgum-pōdu maṉamum aḍaṅgum.

pirāṇaṉ maṉattiṉ sthūla rūpam-eṉa-p-paḍum.

maraṇa-kālam varaiyil maṉam pirāṇaṉai uḍalil vaittu-k-koṇḍirundu, uḍal marikkum kālattil adaṉai-k kavarndu-goṇḍu pōkiṉḏṟadu.

āhaiyāl pirāṇāyāmam maṉattai y-aḍakka sahāyam-āhum-ē y-aṉḏṟi maṉōnāśam seyyādu.

Traduction

Pour que le mental cesse [se calme, s'apaise, cède, se soumette, s'immobilise ou disparaisse], à part vicāraṇā [investigation de soi], il n'y a pas d'autres moyens adéquats.

Si on le fait cesser [s'atténuer ou disparaitre] par d'autres moyens, le mental, restant [pendant un certain temps] comme s'il avait cessé, se lèvera à nouveau [surgira, émergera ou se manifestera].

Même par le prāṇāyāma [retenue de la respiration], le mental cessera [s'atténuera ou disparaîtra] ; cependant, tant que le prāṇa [la vie, telle qu'elle se manifeste dans la respiration et les autres processus physiologiques] reste apaisé, le mental restera également apaisé,

[et] lorsque le prāṇa émergera, il émergera également et errera sous l'emprise de [ses] vāsanās [inclinaisons ou propensions].

Le lieu de naissance à la fois pour le mental et pour le prāṇa est un [à savoir ātma-svarūpa, la vraie nature de soi-même, qui est pure conscience, 'je suis'].

La pensée seule est le svarūpa [la "forme propre" ou la nature réelle] du mental.

La pensée appelée 'je' est la première pensée du mental ; elle seule est l'ego.

De là où l'ego surgit, de là seulement le souffle s'élève aussi [jaillit, émerge ou commence].

Par conséquent, lorsque le mental cesse [s'affaisse ou disparaît], le prāṇa aussi [cesse], [et] lorsque le prāṇa cesse, le mental aussi cesse.

Le prāṇa est appelé [ou est dit être] la forme grossière du mental.

Jusqu'au moment de la mort, le mental garde le prāṇa dans le corps, et au moment où le corps meurt, le saisissant il s'en va [c'est-à-dire saisissant, dérobant ou prenant de force le prāṇa, le mental s'en va].

Par conséquent, le prāṇāyāma n'est qu'une aide pour restreindre le mental [ou pour le faire (temporairement) cesser, s'apaiser ou disparaître], mais ne provoquera pas manōnāśa [l'annihilation du mental].

Paraphrase

Pour que le mental cesse [se calme, s'apaise, cède, se soumette, s'immobilise ou disparaisse], à part vicāraṇā [investigation de soi], il n'y a pas d'autres moyens adéquats {approprié ou propre = tahunda}.

Si on le fait cesser [s'atténuer {se calmer} ou disparaitre] par d'autres moyens, le mental, restant [pendant un certain temps] comme s'il avait cessé {comme s'il s'était arrêté}, se lèvera à nouveau [surgira, émergera ou se manifestera].

Même par le prāṇāyāma [retenue {maitrise, contrôle} de la respiration], le mental cessera [s'atténuera, se calmera ou disparaîtra] ; cependant, tant que le prāṇa [la vie, telle qu'elle se manifeste dans la respiration et les autres processus physiologiques] reste apaisé, le mental restera également apaisé, [et] lorsque le prāṇa émergera, il émergera également et errera sous l'emprise de [ses] vāsanās [inclinaisons ou propensions {impulsions ou désirs}].

Le lieu de naissance {nous-même, ce que nous sommes vraiment} à la fois pour le mental et pour le prāṇa est un [à savoir ātma-svarūpa, la vraie nature de soi-même, qui est pure conscience, 'je suis'].

La pensée {niṉaivē} seule est le svarūpa [la forme propre" ou la nature réelle] du mental.

La pensée {niṉaivē} appelée 'je' est la première pensée du mental ; elle seule est l'ego {adu-v-ē y-ahaṅkāram}.

De là où l'ego surgit {apparait, émerge}, de là seulement le souffle s'élève aussi [jaillit, émerge ou commence].

Par conséquent, lorsque le mental cesse [s'affaisse ou disparaît], le prāṇa aussi [cesse], [et] lorsque le prāṇa cesse, le mental aussi cesse.

Le prāṇa est appelé [ou est dit être] la forme grossière {sthūla rūpam} du mental.

Jusqu'au moment de la mort, le mental garde le prāṇa dans le corps, et au moment où le corps meurt, le saisissant il s'en va [c'est-à-dire saisissant, dérobant ou prenant de force le prāṇa, le mental s'en va {disparaît}].

Par conséquent, le prāṇāyāma n'est qu'une aide pour restreindre le mental [ou pour le faire (temporairement) cesser, s'apaiser ou disparaître], mais ne provoquera pas manōnāśa [l'annihilation du mental {l’extinction, la destruction}].

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Note : Les trois phrases suivantes ne faisaient pas partie de l'essai original écrit par Bhagavan en 1926 ou 27 mais ont été interpolées par la suite, soit au milieu des années 1930 ou plus tard, après la phrase "ஆகையால் மன மடங்கும்போது பிராணனும்", பிராண னடங்கும்போது மனமு மடங்கும்' (āhaiyāl maṉam aḍaṅgum-pōdu pirāṇaṉ-um, pirāṇaṉ aḍaṅgum-pōdu maṉamum aḍaṅgum), 'Par conséquent, lorsque le mental cesse [s'affaisse ou disparaît], le prāṇa aussi [cesse], [et] lorsque le prāṇa cesse, le mental aussi cesse' :

ஆனால் சுழுத்தியில் மன மடங்கி யிருந்தபோதிலும் பிராண னடங்கவில்லை. தேகத்தின் பாதுகாப்பின் நிமித்தமும் தேகமானது மரித்து விட்டதோ வென்று பிறர் ஐயுறாவண்ணமும் இவ்வாறு ஈச்வர நியதியால் ஏற்பட்டிருக்கிறது. ஜாக்கிரத்திலும் சமாதியிலும் மன மடங்குகிறபோது பிராண னடங்குகிறது.

āṉāl suṙuttiyil maṉam aḍaṅgi-y-irunda-pōdil-um pirāṇaṉ aḍaṅga-v-illai. dēhattiṉ pādugāppiṉ nimittam-um dēham-āṉadu marittu-viṭṭadō v-eṉḏṟu piṟar aiyuṟā-vaṇṇamum i-vv-āṟu īśvara niyatiyāl ēṟpaṭṭirukkiṟadu. jāggirattil-um samādhiyil-um maṉam aḍaṅgugiṟa-pōdu pirāṇaṉ aḍaṅgugiṟadu.

Cependant, dans le sommeil, même si le mental a cessé [s'est apaisé ou a disparu], le prāṇa ne cesse pas.

Cela est arrangé ainsi par l'ordonnance de Dieu dans le but de protéger le corps, et pour que les autres personnes ne se demandent pas si le corps est mort.

Lorsque l'esprit cesse [s'affaisse ou disparaît] en état de veille et en samādhi [état de manōlaya ou de dissolution temporaire de l'esprit provoqué par le prāṇāyāma ou d'autres pratiques yōga de ce type], le prāṇa cesse.

Ces trois phrases ne figuraient pas dans le manuscrit de cet essai écrit à la main par Bhagavan, qui a été reproduit dans The Mountain Path, juin 1993, pp. 43-47, et ne figuraient pas non plus dans la version de l'essai de la première édition (1931) de ஸ்ரீ ரமண நூற்றிரட்டு (Śrī Ramaṇa Nūṯṟiraṭṭu, ses œuvres collectées en tamoul) ou dans les éditions de 1932 des trente ou des vingt-huit versions de questions-réponses. Je n'ai pas non plus pu les trouver dans aucune des versions publiées avant cela que j'ai vues, ni dans aucun des carnets de Sivaprakasam Pillai. L'édition la plus ancienne dans laquelle je les ai vus figurer est l'édition de 1936 de la version en vingt-huit questions-réponses, de sorte qu'ils ont probablement été ajoutés d'abord dans cette version et plus tard dans cette version d'essai.

Selon les enseignements fondamentaux de Bhagavan, le corps et le monde sont tous deux des créations mentales, ils semblent donc n'exister que tant qu'ils sont perçus par l'ego, qui est la racine et le cœur du mental, et donc ils n'existent pas lorsque le mental s'est apaisé dans le sommeil. Pour ceux qui sont prêts à accepter cet enseignement, l'idée que "dans le sommeil, même si l'esprit a cessé, le prāṇa ne cesse pas" n'est pas un problème, car si l'existence du corps (et donc du prāṇa qui l'anime) dépend de l'existence du mental, il est clair que dans le sommeil "lorsque l'esprit cesse, le prāṇa aussi [...] cesse", comme il le dit explicitement dans la phrase précédente.

Par conséquent, si ces trois phrases interpolées étaient quelque chose que Bhagavan a réellement dit, il l'a probablement dit en réponse à quelqu'un qui s'opposait à la phrase précédente, arguant que lorsqu'une personne dort, les autres peuvent la voir respirer, auquel cas il aurait dit cela comme une concession à leur compréhension limitée, voyant qu'ils n'étaient pas prêts à accepter son enseignement selon lequel le corps, le prāṇa, le monde et tous les autres phénomènes semblent n'exister que du point de vue de l'ego, et donc qu'ils cessent d'exister chaque fois que le mental cesse d'exister, comme dans le sommeil sans rêve.

mardi 14 mars 2023

Blog 032 - Par l'attention portée à soi, nous pouvons faire l'expérience de notre véritable conscience de soi, non altérée par notre mental (2 mars 2007 : extrait du chapitre 3 de HAB)

 



En révisant Le bonheur et l'art d'être en vue de sa prochaine publication sous forme de livre imprimé, j'ai ajouté les trois paragraphes suivants au chapitre 3 (à la page 206 de la présente version du livre électronique), après le paragraphe qui se termine par "... Par conséquent, nos états de veille et de rêve sont un macrocosme dont la formation et la dissolution de chacune de nos pensées individuelles est le microcosme" :

Par conséquent, si nous affinons progressivement notre pouvoir d'attention ou de cognition par une pratique persistante de l`attention à soi, nous serons finalement en mesure de connaître la réalité sous-jacente qui subsiste entre chaque affaissement successif et chaque remontée ultérieure de notre mental ou de notre pensée racine 'je'. Cette réalité sous-jacente est notre conscience de soi essentielle, dont nous faisons toujours l'expérience en tant que 'je suis'.

Bien que nous fassions toujours l'expérience de notre véritable conscience de soi, 'je suis', nous n'en faisons pas actuellement l'expérience telle qu'elle est réellement, parce qu'elle est mélangée à la limitation déformante de notre mental. Par conséquent, si nous sommes capables d'en faire l'expérience claire dans l'intervalle momentané sans mental qui existe entre l'affaissement d'une pensée et l'émergence de la pensée suivante, nous serons en mesure de la connaître telle qu'elle est réellement, non altérée par la moindre forme de dualité ou d'altérité.

Ainsi, lorsque nous pratiquons l'attention à soi, notre objectif est de faire l'expérience de notre propre conscience naturelle, non altérée par la moindre apparition de notre mental ou de tout objet connu par notre mental. Au lieu de faire l'expérience de nous-mêmes en tant que corps ou autre adjonction, nous devrions essayer de faire l'expérience de nous-mêmes clairement en tant que notre véritable conscience de soi sans adjonction, 'je suis'.

Nāṉ Ār? (ou Nāṉ Yār?) - (Who am I?) - Paragraphe 7

 


https://www.happinessofbeing.com/nan_yar.html#para07

Paragraph Seven

யதார்த்தமா யுள்ளது ஆத்மசொரூப மொன்றே. ஜக ஜீவ ஈச்வரர்கள், சிப்பியில் வெள்ளிபோல் அதிற் கற்பனைகள். இவை மூன்றும் ஏககாலத்தில் தோன்றி ஏககாலத்தில் மறைகின்றன. சொரூபமே ஜகம்; சொரூபமே நான்; சொரூபமே ஈச்வரன்; எல்லாம் சிவ சொரூபமாம்.

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yathārtham-āy uḷḷadu ātma-sorūpam oṉḏṟē.

jaga-jīva-īśvarargaḷ, śippiyil veḷḷi pōl adil kaṟpaṉaigaḷ.

ivai mūṉḏṟum ēka-kālattil tōṉḏṟi ēka-kālattil maṟaigiṉḏṟaṉa.

sorūpam-ē jagam; sorūpam-ē nāṉ; sorūpam-ē īśvaraṉ; ellām śiva sorūpam ām.

Traduction

Ce qui existe réellement est seulement ātma-svarūpa [la "propre forme" ou la vraie nature de soi-même].

Le monde, l'âme et Dieu sont des kalpanaigaḷ [fabrications, imaginations, créations mentales, illusions ou superpositions illusoires] en elle, comme l'argent [illusoire] dans une coquille.

Ces trois apparaissent simultanément et disparaissent simultanément.

Svarūpa [notre propre forme ou véritable nature] seule est le monde ; svarūpa seule est 'je' [ego ou âme] ; svarūpa seule est Dieu ; tout est śiva-svarūpa [la "forme propre" ou véritable nature de śiva, le tout infini unique, qui est soi-même].

Paraphrase

Ce qui existe réellement est seulement {uniquement ou seul = oṉḏṟē} ātma-svarūpa [la "propre forme" ou la vraie nature de soi-même].

Le monde, l'âme et Dieu sont des kalpanaigaḷ [fabrications, imaginations, créations mentales, illusions ou superpositions illusoires] en elle {c. -à-d notre vraie nature, ātma-svarūpa}, comme l'argent [illusoire] dans une coquille.

Ces trois apparaissent simultanément et disparaissent simultanément.

Svarūpa [notre propre forme ou véritable nature] seule est le monde {sorūpam-ē jagam} ; svarūpa seule est 'je' [ego ou âme] {sorūpam-ē nāṉ} ; svarūpa seule est Dieu {sorūpam-ē īśvaraṉ} ; tout est śiva-svarūpa [la "forme propre" ou véritable nature de śiva, le tout infini unique, qui est soi-même] {ellām śiva sorūpam ām}.


vendredi 3 mars 2023

Nāṉ Ār? (ou Nāṉ Yār?) - (Who am I?) - Paragraphe 6


 https://www.happinessofbeing.com/nan_yar.html#para06

Paragraph Six

நானார் என்னும் விசாரணையினாலேயே மன மடங்கும்; நானார் என்னும் நினைவு மற்ற நினைவுகளை யெல்லா மழித்துப் பிணஞ்சுடு தடிபோல் முடிவில் தானு மழியும். பிற வெண்ணங்க ளெழுந்தா லவற்றைப் பூர்த்தி பண்ணுவதற்கு எத்தனியாமல் அவை யாருக் குண்டாயின என்று விசாரிக்க வேண்டும். எத்தனை எண்ணங்க ளெழினு மென்ன? ஜாக்கிரதையாய் ஒவ்வோ ரெண்ணமும் கிளம்பும்போதே இது யாருக்குண்டாயிற்று என்று விசாரித்தால் எனக்கென்று தோன்றும். நானார் என்று விசாரித்தால் மனம் தன் பிறப்பிடத்திற்குத் திரும்பிவிடும்; எழுந்த வெண்ணமு மடங்கிவிடும். இப்படிப் பழகப் பழக மனத்திற்குத் தன் பிறப்பிடத்திற் றங்கி நிற்கும் சக்தி யதிகரிக்கின்றது. சூக்ஷ்மமான மனம், மூளை இந்திரியங்கள் வாயிலாய் வெளிப்படும் போது ஸ்தூலமான நாமரூபங்கள் தோன்றுகின்றன; ஹிருதயத்தில் தங்கும்போது நாமரூபங்கள் மறைகின்றன. மனத்தை வெளிவிடாமல் ஹிருதயத்தில் வைத்துக்கொண்டிருப்பதற்குத்தான்அகமுகம்அல்லதுஅந்தர்முகம்என்று பெயர். ஹ்ருதயத்திலிருந்து வெளிவிடுவதற்குத்தான்பகிர்முகமென்று பெயர். இவ்விதமாக மனம் ஹ்ருதயத்திற் றங்கவே, எல்லா நினைவுகளுக்கும் மூலமான நான் என்பது போய் எப்பொழுது முள்ள தான் மாத்திரம் விளங்கும். நான் என்னும் நினைவு கிஞ்சித்து மில்லா விடமே சொரூபமாகும். அதுவேமௌனமெனப்படும். இவ்வாறு சும்மா விருப்பதற்குத்தான்ஞான திருஷ்டிஎன்று பெயர். சும்மா விருப்பதாவது மனத்தை ஆன்மசொரூபத்தில் லயிக்கச் செய்வதே. அன்றி, பிறர் கருத்தறிதல், முக்கால முணர்தல், தூர தேசத்தில் நடப்பன வறிதல் ஆகிய இவை ஞான திருஷ்டி யாகமாட்டா.

~~~

nāṉ-ār eṉṉum vicāraṇaiyiṉāl-ē-y-ē maṉam aḍaṅgum; nāṉ-ār eṉṉum niṉaivu maṯṟa niṉaivugaḷai y-ellām aṙittu-p piṇañ-cuḍu taḍi-pōl muḍivil tāṉ-um aṙiyum.

piṟa v-eṇṇaṅgaḷ eṙundāl avaṯṟai-p pūrtti paṇṇuvadaṟku ettaṉiyāmal avai yārukku uṇḍāyiṉa eṉḏṟu vicārikka vēṇḍum.

ettaṉai eṇṇaṅgaḷ eṙiṉum eṉṉa?

jāggirataiyāy ovvōr eṇṇamum kiḷambum-pōdē idu yārukku uṇḍāyiṯṟu eṉḏṟu vicārittāl eṉakkeṉḏṟu tōṉḏṟum.

nāṉ-ār eṉḏṟu vicārittāl maṉam taṉ piṟappiḍattiṟku-t tirumbi-viḍum; eṙunda v-eṇṇamum aḍaṅgi-viḍum.

ippaḍi-p paṙaga-p paṙaga maṉattiṟku-t taṉ piṟappiḍattil taṅgi niṟgum śakti y-adhikarikkiṉḏṟadu.

sūkṣmam-āṉa maṉam, mūḷai indiriyaṅgaḷ vāyilāy veḷippaḍum pōdu sthūlam-āṉa nāma-rūpaṅgaḷ tōṉḏṟugiṉḏṟaṉa; hirudayattil taṅgumbōdu nāma-rūpaṅgaḷ maṟaigiṉḏṟaṉa.

maṉattai veḷiviḍāmal hirudayattil vaittu-k-koṇḍiruppadaṟku-t-tāṉ ‘ahamukam’ alladu ‘antarmukham’ eṉḏṟu peyar.

hrudayattilirundu veḷiviḍuvadaṟku-t-tāṉ ‘bahirmukham’ eṉḏṟu peyar.

i-v-vidham-āha maṉam hrudayattil taṅgavē, ellā niṉaivugaḷukkum mūlam-āṉa nāṉ eṉbadu pōy eppoṙudum uḷḷa tāṉ māttiram viḷaṅgum.

nāṉ eṉṉum niṉaivu kiñcittum illā v-iḍam-ē sorūpam āhum.

adu-v-ē ‘mauṉam’ eṉa-p-paḍum.

ivvāṟu summā v-iruppadaṟku-t-tāṉ ‘ñāṉa-diruṣṭi’ eṉḏṟu peyar.

summā v-iruppadāvadu maṉattai āṉma-sorūpattil layikka-c ceyvadē.

aṉḏṟi, piṟar karuttu aṟidal, mu-k-kālam uṇardal, dūra dēśattil naḍappaṉa v-aṟidal āhiya ivai ñāṉa-diruṣṭi y-āha-māṭṭā.

Traduction

Ce n'est que par l'investigation qui suis-je que le mental cessera [s'apaisera ou disparaîtra pour toujours] ; la pensée qui suis-je [c'est-à-dire l'attention avec laquelle on fait l'investigation de ce que l'on est], détruisant toutes les autres pensées, sera elle-même finalement détruite comme un bâton brûlant de cadavre [un bâton qui est utilisé pour remuer un bûcher funéraire pour s'assurer que le cadavre est complètement brûlé].

Si d'autres pensées surgissent, sans chercher à les compléter, il est nécessaire de faire une investigation pour savoir à qui elles sont survenues.

Quelle que soit la quantité de pensées qui s'élèvent, quelle [importance] cela a-t-il ?

Avec vigilance, à chaque fois qu'une pensée apparaît, si l'on fait une investigation pour savoir à qui elle est survenue, ce sera clair : à moi.

Si l'on examine qui suis je [en portant une attention vigilante à soi-même, le "moi" auquel tout le reste apparaît], le mental retournera à son lieu de naissance [à savoir soi-même, la source d'où il a surgi] ; [et puisqu'on s'abstient ainsi d'y porter attention] la pensée qui avait surgi cessera également.

Quand on pratique et pratique de cette manière, pour le mental, le pouvoir de se tenir fermement établi dans son lieu de naissance augmente.

Lorsque l'esprit subtil sort par la porte du cerveau et des organes des sens, les noms et les formes grossiers [les phénomènes qui constituent à la fois le monde mental et le monde physique] apparaissent ; lorsqu'il reste dans le cœur [le centre de soi-même, à savoir la conscience fondamentale, 'je suis'], les noms et les formes disparaissent.

Ce n'est que pour [cet état de] garder le mental dans le cœur sans le laisser sortir [que] le nom "ahamukham" [tourné vers l'intérieur, tourné vers le 'je' ou l'attention à soi] ou "antarmukham" [tourné vers l'intérieur] [fait référence].

Ce n'est que pour [l'état de] le laisser aller vers l'extérieur du cœur [que] le nom de "bahirmukham" [tourné vers l'extérieur] [fait référence].

Ainsi, lorsque le mental reste [fermement fixé] dans le cœur, ce que l'on appelle 'je' [à savoir l'ego], qui est la racine [le fondement, la cause ou l'origine] de toutes les pensées, partira et soi-même, qui existe toujours, seul brillera.

Seulement l'endroit où la pensée appelée 'je' [à savoir l'ego] n'existe même pas un peu est svarūpa [notre "propre forme" ou véritable nature].

Cela seul est appelé "mauna" [silence].

Ce n'est que pour [l'état d'] être simplement de cette façon [que] le nom 'jñāna-dṛṣṭi' [connaissance-vision], l'expérience de la vraie connaissance ou de la vraie conscience] [se réfère].

Ce qui est être simplement (summā-v-iruppadu), c'est seulement de faire en sorte que le mental se dissolve [disparaisse ou meure] dans ātma-svarūpa [la "forme propre" ou la nature réelle de soi-même].

Outre [cet état d'être simplement, dans lequel l'ego est dissous pour toujours dans ātma-svarūpa et ne s'élève donc pas du tout pour connaître quoi que ce soit d'autre], connaître les pensées d'autrui, connaître les trois temps [passé, présent et futur], et connaître ce qui se passe dans des lieux éloignés ne peut être jñāna-dṛṣṭi.

Paraphrase

Ce n'est que par l'investigation {vicāraṇai} qui suis-je {nāṉ-ār} que le mental cessera [s'apaisera ou disparaîtra pour toujours] ; la pensée qui suis-je {nāṉ-ār} [c'est-à-dire l'attention avec laquelle on fait l'investigation de ce que l'on est], détruisant toutes les autres pensées, sera elle-même finalement détruite comme un bâton brûlant de cadavre [un bâton qui est utilisé pour remuer un bûcher funéraire pour s'assurer que le cadavre est complètement brûlé].

Si d'autres pensées surgissent, sans chercher à les compléter {de les achever}, il est nécessaire de faire une investigation pour savoir à qui elles sont survenues {apparues}.

Quelle que soit la quantité de pensées qui s'élèvent, quelle [importance] cela a-t-il ?

Avec vigilance, à chaque fois qu'une pensée apparaît, si l'on fait une investigation pour savoir à qui elle est survenue {apparue}, ce sera clair : à moi.

Si l'on examine qui suis je {nāṉ-ār} [en portant une attention vigilante à soi-même, le "moi" auquel tout le reste apparaît], le mental retournera à son lieu de naissance [à savoir soi-même, la source d'où il a surgi] ; [et puisqu'on s'abstient ainsi d'y porter attention {de s'en occuper}] la pensée qui avait surgi cessera également.

Quand on pratique et pratique {paṙaga-p paṙaga} de cette manière, pour le mental, le pouvoir de se tenir fermement établi dans son lieu de naissance {soi-même} augmente.

Lorsque l'esprit subtil sort par la porte du cerveau {émerge en passant par le cerveau} et des organes des sens, les noms et les formes grossiers [les phénomènes qui constituent à la fois le monde mental et le monde physique] apparaissent ; lorsqu'il reste dans le cœur [le centre {essence} de soi-même, à savoir la conscience fondamentale, 'je suis'], les noms et les formes disparaissent.

Ce n'est que pour [cet état de] garder le mental dans le cœur sans le laisser sortir [que] le nom "ahamukham" [tourné vers l'intérieur, tourné vers le 'je' ou l'attention à soi] ou "antarmukham" [tourné vers l'intérieur {introspection ou introversion}] [fait référence].

Ce n'est que pour [l'état de] le laisser aller vers l'extérieur du cœur [que] le nom de "bahirmukham" [tourné vers l'extérieur] [fait référence].

Ainsi, lorsque le mental reste [fermement fixé] dans le cœur, ce que l'on appelle 'je' [à savoir l'ego {tāṉ}], qui est la racine [le fondement, la base, la cause ou l'origine {mūlam}] de toutes les pensées, partira {s'en ira} et soi-même {tāṉ}, qui existe toujours, seul brillera {restera seul resplendissant}.

Seulement l'endroit {le lieu} où la pensée appelée 'je' [à savoir l'ego] n'existe même pas un peu est svarūpa [notre "propre forme" ou véritable nature].

Cela seul {adu-v-ē} est appelé "mauna" [silence].

Ce n'est que pour [l'état d'] être simplement {être-seulement = just being} de cette façon [que] le nom 'jñāna-dṛṣṭi' [connaissance-vision, l'expérience de la vraie connaissance ou de la vraie conscience] [se réfère].

Ce qui est être simplement {être-seulement = just being} (summā-v-iruppadu), c'est seulement de faire en sorte que le mental se dissolve [disparaisse ou meure] dans ātma-svarūpa [la "forme propre" ou la nature réelle de soi-même].

Outre [cet état d'être simplement {être-seulement = just being}, dans lequel l'ego est dissous pour toujours dans ātma-svarūpa et ne s'élève donc pas du tout pour connaître quoi que ce soit d'autre], connaître les pensées d'autrui, connaître les trois temps [passé, présent et futur], et connaître ce qui se passe dans des lieux éloignés ne peut être jñāna-dṛṣṭi.