samedi 30 septembre 2023

Nāṉ Ār? (ou Nāṉ Yār?) - (Who am I?) - Paragraphe 13

 


https://www.happinessofbeing.com/nan_yar.html#para13

Paragraph Thirteen

ஆன்மசிந்தனையைத் தவிர வேறு சிந்தனை கிளம்புவதற்குச் சற்று மிடங்கொடாமல் ஆத்மநிஷ்டாபரனா யிருப்பதே தன்னை ஈசனுக் களிப்பதாம். ஈசன்பேரில் எவ்வளவு பாரத்தைப் போட்டாலும், அவ்வளவையும் அவர் வகித்துக்கொள்ளுகிறார். சகல காரியங்களையும் ஒரு பரமேச்வர சக்தி நடத்திக்கொண்டிருகிறபடியால், நாமு மதற் கடங்கியிராமல், ‘இப்படிச் செய்யவேண்டும்; அப்படிச் செய்யவேண்டுமென்று ஸதா சிந்திப்பதேன்? புகை வண்டி சகல பாரங்களையும் தாங்கிக்கொண்டு போவது தெரிந்திருந்தும், அதி லேறிக்கொண்டு போகும் நாம் நம்முடைய சிறிய மூட்டையையு மதிற் போட்டுவிட்டு சுகமா யிராமல், அதை நமது தலையிற் றாங்கிக்கொண்டு ஏன் கஷ்டப்படவேண்டும்?

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āṉma-cintaṉaiyai-t tavira vēṟu cintaṉai kiḷambuvadaṟku-c caṯṟum iḍam-koḍāmal ātma-niṣṭhāparaṉ-āy iruppadē taṉṉai īśaṉukku aḷippadām. īśaṉpēril e-vv-aḷavu bhārattai-p pōṭṭālum, a-vv-aḷavai-y-um avar vahittu-k-koḷḷugiṟār. sakala kāriyaṅgaḷai-y-um oru paramēśvara śakti naḍatti-k-koṇḍirugiṟapaḍiyāl, nāmum adaṟku aḍaṅgi-y-irāmal, ‘ippaḍi-c ceyya-vēṇḍum; appaḍi-c ceyya-vēṇḍum’ eṉḏṟu sadā cintippadēṉ? puhai vaṇḍi sakala bhāraṅgaḷaiyum tāṅgi-k-koṇḍu pōvadu terindirundum, adil ēṟi-k-koṇḍu pōhum nām nammuḍaiya siṟiya mūṭṭaiyaiyum adil pōṭṭu-viṭṭu sukhamāy irāmal, adai namadu talaiyil tāṅgi-k-koṇḍu ēṉ kaṣṭa-p-paḍa-vēṇḍum?

Traduction

Être en ātma-niṣṭhāparaṉ [celui qui est fermement établi en soi-même], ne laissant pas la moindre place à la montée de toute cintana [pensée] excepté ātma-cintana [pensée de soi-même : contemplation de soi ou attention à soi], c'est s'abandonner uniquement à Dieu.

Même si l'on place n'importe quelle quantité de fardeau sur Dieu, toute cette quantité, il la portera.

Puisque seul paramēśvara śakti [pouvoir suprême ou pouvoir de Dieu] conduit tous les kāryas [tout ce qui doit ou devrait être fait ou se produire], au lieu de nous y soumettre nous aussi, pourquoi penser perpétuellement : "il faut faire comme ceci ; il faut faire comme cela" ? Alors que nous savons que le train s'en va en portant tous les fardeaux, pourquoi devrions-nous, nous qui allons voyager dans ce train, au lieu de rester heureux en laissant notre petit bagage posé sur lui [le train], souffrir en le portant [notre bagage] sur notre tête ?

Paraphrase

Être en ātma-niṣṭhāparaṉ [celui qui est fermement établi en soi-même {Être complètement absorbé dans ātma-niṣṭhā = situé en soi, reposant en soi}], ne laissant pas la moindre place à la montée {apparition, émergence} de toute cintana [pensée] excepté ātma-cintana [pensée de soi-même : contemplation de soi ou attention à soi], c'est s'abandonner {se donner} uniquement {seulement} à Dieu.

Même si l'on place n'importe quelle quantité de fardeau sur Dieu, toute cette quantité, il la portera.

Puisque seul paramēśvara śakti [pouvoir suprême ou pouvoir de Dieu] conduit tous les kāryas [tout ce qui doit ou devrait être fait ou se produire], au lieu de nous y soumettre {de nous y abandonner} nous aussi, pourquoi penser perpétuellement {constamment} : "il faut faire comme ceci ; il faut faire comme cela" ? Alors que nous savons que le train s'en va en portant tous les fardeaux, pourquoi devrions-nous, nous qui allons voyager dans ce train, au lieu de rester heureux en laissant notre petit bagage posé sur lui [le train], souffrir en le portant [notre bagage] sur notre tête ?


Nāṉ Ār? (ou Nāṉ Yār?) - (Who am I?) - Paragraphe 12

 


https://www.happinessofbeing.com/nan_yar.html#para12

கடவுளும் குருவும் உண்மையில் வேறல்லர். புலிவாயிற் பட்டது எவ்வாறு திரும்பாதோ, அவ்வாறே குருவினருட்பார்வையிற் பட்டவர்கள் அவரால் ரக்ஷிக்கப்படுவரே யன்றி யொருக்காலும் கைவிடப்படார்; எனினும், குரு காட்டிய வழிப்படி தவறாது நடக்க வேண்டும்.

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kaḍavuḷ-um guru-v-um uṇmaiyil vēṟallar.

puli-vāyil paṭṭadu evvāṟu tirumbādō, avvāṟē guruviṉ-aruḷ-pārvaiyil paṭṭavargaḷ avarāl rakṣikka-p-paḍuvarē y-aṉḏṟi y-oru-k-kāl-um kaiviḍa-p-paḍār; eṉiṉum, guru kāṭṭiya vaṙi-p-paḍi tavaṟādu naḍakka vēṇḍum.

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Traduction

Dieu et guru ne sont en vérité pas différents.

Tout comme ce qui a été pris dans les mâchoires d'un tigre ne reviendra pas, ceux qui ont été pris dans le regard [ou dans la vision] de la grâce du guru ne seront jamais abandonnés mais seront sûrement sauvés par lui ; néanmoins, il est nécessaire de marcher infailliblement en accord avec le chemin que le guru a montré.

Paraphrase

Dieu et guru ne sont en vérité pas différents.

Tout comme ce qui a été pris dans les mâchoires d'un tigre ne reviendra pas, ceux qui ont été pris dans le regard [ou dans la vision {attention, vue}] de la grâce du guru ne seront jamais abandonnés mais seront sûrement sauvés par lui ; néanmoins, il est nécessaire de marcher {de se comporter, d’agir} infailliblement en accord avec le chemin {à la voie} que le guru a montré.

samedi 15 juillet 2023

Nāṉ Ār? (ou Nāṉ Yār?) - (Who am I?) - Paragraphe 11

 


https://www.happinessofbeing.com/nan_yar.html#para11

Paragraph Eleven

மனத்தின்கண் எதுவரையில் விஷயவாசனைக ளிருக்கின்றனவோ, அதுவரையில் நானா ரென்னும் விசாரணையும் வேண்டும். நினைவுகள் தோன்றத் தோன்ற அப்போதைக்கப்போதே அவைகளையெல்லாம் உற்பத்திஸ்தானத்திலேயே விசாரணையால் நசிப்பிக்க வேண்டும். அன்னியத்தை நாடாதிருத்தல் வைராக்கியம் அல்லது நிராசை; தன்னை விடாதிருத்தல் ஞானம். உண்மையி லிரண்டு மொன்றே. முத்துக்குளிப்போர் தம்மிடையிற் கல்லைக் கட்டிக்கொண்டு மூழ்கிக் கடலடியிற் கிடைக்கும் முத்தை எப்படி எடுக்கிறார்களோ, அப்படியே ஒவ்வொருவனும் வைராக்கியத்துடன் தன்னுள் ளாழ்ந்து மூழ்கி ஆத்மமுத்தை யடையலாம். ஒருவன் தான் சொரூபத்தை யடையும் வரையில் நிரந்தர சொரூப ஸ்மரணையைக் கைப்பற்றுவானாயின் அதுவொன்றே போதும். கோட்டைக்குள் எதிரிக ளுள்ளவரையில் அதிலிருந்து வெளியே வந்துகொண்டே யிருப்பார்கள். வர வர அவர்களையெல்லாம் வெட்டிக்கொண்டே யிருந்தால் கோட்டை கைவசப்படும்.

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maṉattiṉgaṇ edu-varaiyil viṣaya-vāsaṉaigaḷ irukkiṉḏṟaṉavō, adu-varaiyil nāṉ-ār eṉṉum vicāraṇai-y-um vēṇḍum.

niṉaivugaḷ tōṉḏṟa-t tōṉḏṟa appōdaikkappōdē avaigaḷai-y-ellām uṯpatti-sthāṉattilēyē vicāraṇaiyāl naśippikka vēṇḍum.

aṉṉiyattai nāḍādiruttal vairāggiyam alladu nirāśai; taṉṉai viḍādiruttal ñāṉam.

uṇmaiyil iraṇḍum oṉḏṟē.

muttu-k-kuḷippōr tam-m-iḍaiyil kallai-k kaṭṭi-k-koṇḍu mūṙki-k kaḍal-aḍiyil kiḍaikkum muttai eppaḍi eḍukkiṟārgaḷō, appaḍiyē o-vv-oruvaṉum vairāggiyattuḍaṉ taṉṉuḷ ḷ-āṙndu mūṙki ātma-muttai y-aḍaiyalām.

oruvaṉ tāṉ sorūpattai y-aḍaiyum varaiyil nirantara sorūpa-smaraṇaiyai-k kai-p-paṯṟuvāṉ-āyiṉ adu-v-oṉḏṟē pōdum.

kōṭṭaikkuḷ edirigaḷ uḷḷa-varaiyil adilirundu veḷiyē vandu-koṇḍē y-iruppārgaḷ.

vara vara avargaḷai-y-ellām veṭṭi-k-koṇḍē y-irundāl kōṭṭai kaivaśa-p-paḍum.

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Traduction

Aussi longtemps que les viṣaya-vāsanās existent dans le mental, aussi longtemps l'investigation qui suis-je est nécessaire.

Au fur et à mesure que les pensées apparaissent, à ce moment-là, il est nécessaire de les annihiler toutes par vicāraṇā [investigation ou intense attention à soi] à l'endroit même d'où elles surgissent.

Ne pas s'occuper de quoi que ce soit d'autre [que soi-même] est vairāgya [renoncement ou détachement] ou nirāśā [absence de désir] ; ne pas abandonner [ou lâcher prise] soi-même est jñāna [connaissance véritable ou conscience réelle].

En vérité, [ces] deux [vairāgya et jñāna] ne sont qu'un.

De même que les plongeurs de perles, qui s'attachent des pierres à la taille et plongent, ramassent les perles qui se trouvent au fond de l'océan, de même chacun, en plongeant au plus profond de soi avec vairāgya [liberté du désir d'être conscient de quoi que ce soit d'autre que soi], peut obtenir la perle de soi [littéralement : obtenir la perle de soi-même est approprié].

Si l'on s'accroche fermement au svarūpa-smaraṇa [souvenir de soi] sans interruption jusqu'à ce que l'on obtienne svarūpa [sa propre forme ou nature réelle], cela seul est suffisant.

Tant que les ennemis [à savoir les viṣaya-vāsanās] sont à l'intérieur de la forteresse [c'est-à-dire son propre cœur], ils en sortiront continuellement.

Si on les détruit continuellement au fur et à mesure qu'ils arrivent, la forteresse sera [finalement] capturée.

Paraphrase

Aussi longtemps que les viṣaya-vāsanās {tendances ou désirs de faire l’expérience de choses autres que soi-même} existent dans le mental, aussi longtemps l'investigation {vicāraṇai} qui suis-je {nāṉ-ār} est nécessaire.

Au fur et à mesure que les pensées apparaissent, à ce moment-là {immédiatement, à ce moment précis, sur le champ, alors et là}, il est nécessaire de les annihiler toutes par vicāraṇā [investigation ou intense attention à soi] à l'endroit même d'où elles surgissent {dont elles sont issues, naissent, apparaissent}.

Ne pas s'occuper de quoi que ce soit d'autre [que soi-même] est vairāgya [renoncement ou détachement] ou nirāśā [absence de désir {indifférent, sans désir}] ; ne pas abandonner [ou lâcher prise sur] soi-même est jñāna [connaissance véritable ou conscience réelle].

En vérité, [ces] deux [vairāgya et jñāna] ne sont {font} qu'un.

De même que les plongeurs de perles, qui s'attachent des pierres à la taille et plongent, ramassent les perles qui se trouvent au fond de l'océan, de même chacun, en plongeant au plus profond de soi avec vairāgya [liberté du désir d'être conscient de quoi que ce soit d'autre que soi], peut obtenir la perle de soi {ātma-muttai} [littéralement : obtenir la perle de soi-même est approprié].

Si l'on s'accroche fermement {avec conviction, vigoureusement} au svarūpa-smaraṇa [souvenir de soi] sans interruption jusqu'à ce que l'on obtienne svarūpa [sa propre forme ou nature réelle], cela seul est suffisant.

Tant que les ennemis [à savoir les viṣaya-vāsanās] sont à l'intérieur de la forteresse [c'est-à-dire son propre cœur {à savoir le mental, ou plus précisément la volonté}], ils en sortiront continuellement.

Si on les réduit [ou les détruit] continuellement au fur et à mesure qu'ils arrivent, la forteresse sera [finalement] capturée.