https://www.happinessofbeing.com/nan_yar.html#para11
மனத்தின்கண் எதுவரையில் விஷயவாசனைக ளிருக்கின்றனவோ, அதுவரையில் நானா ரென்னும் விசாரணையும் வேண்டும். நினைவுகள் தோன்றத் தோன்ற அப்போதைக்கப்போதே அவைகளையெல்லாம் உற்பத்திஸ்தானத்திலேயே விசாரணையால் நசிப்பிக்க வேண்டும். அன்னியத்தை நாடாதிருத்தல் வைராக்கியம் அல்லது நிராசை; தன்னை விடாதிருத்தல் ஞானம். உண்மையி லிரண்டு மொன்றே. முத்துக்குளிப்போர் தம்மிடையிற் கல்லைக் கட்டிக்கொண்டு மூழ்கிக் கடலடியிற் கிடைக்கும் முத்தை எப்படி எடுக்கிறார்களோ, அப்படியே ஒவ்வொருவனும் வைராக்கியத்துடன் தன்னுள் ளாழ்ந்து மூழ்கி ஆத்மமுத்தை யடையலாம். ஒருவன் தான் சொரூபத்தை யடையும் வரையில் நிரந்தர சொரூப ஸ்மரணையைக் கைப்பற்றுவானாயின் அதுவொன்றே போதும். கோட்டைக்குள் எதிரிக ளுள்ளவரையில் அதிலிருந்து வெளியே வந்துகொண்டே யிருப்பார்கள். வர வர அவர்களையெல்லாம் வெட்டிக்கொண்டே யிருந்தால் கோட்டை கைவசப்படும்.
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maṉattiṉgaṇ
edu-varaiyil viṣaya-vāsaṉaigaḷ irukkiṉḏṟaṉavō, adu-varaiyil nāṉ-ār eṉṉum vicāraṇai-y-um
vēṇḍum.
niṉaivugaḷ
tōṉḏṟa-t tōṉḏṟa appōdaikkappōdē avaigaḷai-y-ellām uṯpatti-sthāṉattilēyē vicāraṇaiyāl
naśippikka vēṇḍum.
aṉṉiyattai
nāḍādiruttal vairāggiyam alladu nirāśai; taṉṉai viḍādiruttal ñāṉam.
uṇmaiyil
iraṇḍum oṉḏṟē.
muttu-k-kuḷippōr
tam-m-iḍaiyil kallai-k kaṭṭi-k-koṇḍu mūṙki-k kaḍal-aḍiyil kiḍaikkum muttai
eppaḍi eḍukkiṟārgaḷō, appaḍiyē o-vv-oruvaṉum vairāggiyattuḍaṉ taṉṉuḷ ḷ-āṙndu
mūṙki ātma-muttai y-aḍaiyalām.
oruvaṉ
tāṉ sorūpattai y-aḍaiyum varaiyil nirantara sorūpa-smaraṇaiyai-k
kai-p-paṯṟuvāṉ-āyiṉ adu-v-oṉḏṟē pōdum.
kōṭṭaikkuḷ
edirigaḷ uḷḷa-varaiyil adilirundu veḷiyē vandu-koṇḍē y-iruppārgaḷ.
vara
vara avargaḷai-y-ellām veṭṭi-k-koṇḍē y-irundāl kōṭṭai kaivaśa-p-paḍum.
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Traduction
Aussi
longtemps que les viṣaya-vāsanās existent dans le mental, aussi longtemps l'investigation qui suis-je est nécessaire.
Au
fur et à mesure que les pensées apparaissent, à ce moment-là, il est nécessaire
de les annihiler toutes par vicāraṇā [investigation ou intense attention à soi] à
l'endroit même d'où elles surgissent.
Ne
pas s'occuper de quoi que ce soit d'autre [que soi-même]
est vairāgya [renoncement ou détachement] ou
nirāśā [absence de désir] ;
ne pas abandonner [ou lâcher prise]
soi-même est jñāna [connaissance véritable ou conscience
réelle].
En
vérité, [ces] deux [vairāgya
et jñāna] ne sont qu'un.
De
même que les plongeurs de perles, qui s'attachent des pierres à la taille et
plongent, ramassent les perles qui se trouvent au fond de l'océan, de même
chacun, en plongeant au plus profond de soi avec vairāgya [liberté
du désir d'être conscient de quoi que ce soit d'autre que soi],
peut obtenir la perle de soi [littéralement :
obtenir la perle de soi-même est approprié].
Si
l'on s'accroche fermement au svarūpa-smaraṇa [souvenir
de soi] sans interruption jusqu'à ce que l'on
obtienne svarūpa [sa propre forme ou nature réelle],
cela seul est suffisant.
Tant
que les ennemis [à savoir les viṣaya-vāsanās]
sont à l'intérieur de la forteresse [c'est-à-dire son
propre cœur], ils en sortiront continuellement.
Si
on les détruit continuellement au fur et à mesure qu'ils arrivent, la
forteresse sera [finalement]
capturée.
Paraphrase
Aussi
longtemps que les viṣaya-vāsanās {tendances ou désirs de faire l’expérience de
choses autres que soi-même} existent dans le
mental, aussi longtemps l'investigation {vicāraṇai} qui suis-je {nāṉ-ār} est nécessaire.
Au
fur et à mesure que les pensées apparaissent, à ce moment-là {immédiatement, à ce
moment précis, sur le champ, alors et là}, il est nécessaire de les
annihiler toutes par vicāraṇā [investigation ou intense attention à soi] à
l'endroit même d'où elles surgissent {dont elles sont issues, naissent,
apparaissent}.
Ne
pas s'occuper de quoi que ce soit d'autre [que soi-même]
est vairāgya [renoncement ou détachement] ou
nirāśā [absence de désir {indifférent,
sans désir}] ; ne pas abandonner [ou
lâcher prise sur] soi-même est jñāna [connaissance
véritable ou conscience réelle].
En
vérité, [ces] deux [vairāgya
et jñāna] ne sont {font} qu'un.
De
même que les plongeurs de perles, qui s'attachent des pierres à la taille et
plongent, ramassent les perles qui se trouvent au fond de l'océan, de même
chacun, en plongeant au plus profond de soi avec vairāgya [liberté
du désir d'être conscient de quoi que ce soit d'autre que soi],
peut obtenir la perle de soi {ātma-muttai} [littéralement
: obtenir la perle de soi-même est approprié].
Si
l'on s'accroche fermement {avec conviction, vigoureusement} au
svarūpa-smaraṇa [souvenir
de soi] sans interruption jusqu'à ce que l'on
obtienne svarūpa [sa propre forme ou nature réelle],
cela seul est suffisant.
Tant
que les ennemis [à savoir les viṣaya-vāsanās]
sont à l'intérieur de la forteresse [c'est-à-dire son
propre cœur {à
savoir le mental, ou plus précisément la volonté}],
ils en sortiront continuellement.
Si on les réduit [ou les détruit] continuellement au fur et à mesure qu'ils arrivent, la forteresse sera [finalement] capturée.